lundi 4 février 2008

Femmes cadres au bord du nervous breakdown


"Oh lala, j'hallucine là. Il faut absolument que je décompresse. Mais je dois d'abord terminer ce dossier très important pour l'entreprise."



Les petits animaux bureaucratiques parcourent leurs curieuses galeries souterraines tous azimuts. Nous y avons ramassé ce petit Journal des Femmes, qui nous permet de mieux comprendre la Femelle de Bureau.
La Rédaction n'a pu s'empêcher d'émettre quelques commentaires, je le concède quelque peu ethnocentriques.



Séparer vie privée et vie professionnelle

Pour beaucoup d'entre vous, l'important est de bien savoir faire la coupure entre le travail et la maison. Il faut "se déconnecter", "se débrancher". "La pause-déjeuner est le moment de détente indispensable avec des collègues sympas et qui parlent d'autres choses que du boulot. A partir de 18 h, je laisse mon boulot derrière moi, jusqu'au lendemain matin ! Pas question de ne pas profiter de ma fille et de mon mari en ayant l'esprit embrouillé", conseille Marie, 28 ans (Paris). Certaines lectrices disent aussi couper leur portable. L'une d'elles conseille même de ne pas donner son numéro personnel au patron.
[NDLR : si le patron est d'accord, bien sûr]

Bien s'entendre avec ses collègues... et avec son patron

Un bon rapport avec ses collègues est une des clés pour diminuer le stress. "La communication avec ses collègues est très importante", pense Edith, 37 ans (Nouvelle-Zélande !). Et bien sûr aussi avec son patron :
[NDLR : qu'est-ce que je disais...]
"Il faut établir de bonnes relations avec son supérieur et savoir fixer les limites dès le départ", conseille Christine (Bordeaux)

S'organiser...

Et bien sûr pour ne pas être débordée, il s'agit de bien s'organiser. "Avant de commencer votre journée, visualisez l'ensemble du travail à faire et à partir de là, organisez-vous. Vous pourrez ensuite travailler tranquillement en suivant votre organisation de départ. Vous serez surprise en fin de journée de ne pas être énervée et fatiguée", conseille Josiane, 58 ans (Macon).
"Il faut une organisation à toute épreuve et respecter l'heure de départ du bureau fixée à l'avance. Personnellement, j'ai aussi choisi de me lever tôt le matin et de finir donc tôt le soir", raconte Marylin, 27 ans (Mulhouse).
[NDLR : ou alors t'arrives tard, et tu pars tôt, tu verras tu gagnes encore plus de temps]

... Et faire des choix

Il faut parfois choisir entre vie privée et vie professionnelle, peser les pour et les contre et se demander quels sont nos objectifs et ce qui nous épanouit le plus. Pour certaines, le travail passe avant tout et pour d'autres, c'est la vie privée.. Par exemple, pour Betty, 42 ans (Arques), l'important est "d'avoir une vie privée bien remplie".
"Je compense le stress du travail par le bonheur que j'ai dans ma vie privée. Quand on est heureux, équilibrée dans sa vie privée, cela aide à relativiser les petits tracas de la vie professionnelle", raconte Marjorie, 26 ans (Lille).
[NDLR : les salariés de Renault Guyancourt auraient dû écouter Marjorie avant de se jeter bêtement dans le vide sous le nez de leurs collègues. Mais ne polémiquons pas...]
Mais le travail est aussi une source d'épanouissement personnel qui entraîne parfois des sacrifices, comme le confirme Marie-Laure, 37 ans (Angers) : "Si je me laisse bouffer par le travail, c'est sûrement que je le veux bien. J'ai trop souffert de ne pas travailler pendant mon congé parental..."
[NDLR : A ce stade de la maladie, le point de non-retour est déjà franchi.]

Savoir dire stop au travail supplémentaire
[NDLR : la révolution est en marche]

Vous ne devez pas non plus vous laisser submerger par le travail... qui pourrait empiéter sur votre vie privée
[NDLR : sans déconner ?].
Il faut fixer des limites et, surtout, les respecter.
"Pour ne pas me laisser envahir par le travail, la chose la plus importante est de ne pas le ramener à la maison
[NDLR : c'est marrant, ça m'était jamais venu à l'esprit].
Ensuite, il faut que je sois sûre d'avoir bouclé tous les dossiers possibles le vendredi soir de manière à passer un week-end qui soit le plus zen possible", témoigne Alice, 29 ans (Tignes).
[NDLR : moi le zen, c'est quand on est lundi et que j'y vais pas... chacun son truc]
"Si vous faites des heures sup, il ne faut pas hésiter à les récupérer de temps en temps en partant plus tôt" réagit Laetitia, 26 ans. Une lectrice conseille même de "faire le travail demandé [NDLR : sans tomber dans les extrêmes non plus...]et de ne pas montrer que l'on peut en faire plus, sinon on nous en donne plus". Enfin, pour Christelle, 31 ans (Saint-Thilbault) :"Il faut apprendre à déléguer les tâches et ne pas croire que l'on est irremplaçable".
[NDLR : l'étape d'après consiste à comprendre que l'on est totalement inutile, voire nuisible]

Diminuer ses heures ou... changer de travail

Certaines lectrices aimeraient bien passer au temps partiel : "Faire un temps partiel c'est concilier le travail et sa vie de famille. C'est bon pour soi, car c'est prendre le temps de vivre sans courir sans arrêt."
[NDLR : et c'est aussi savoir renoncer à "évoluer" dans son travail avant d'atteindre l'aigreur définitive, et à la course aveugle au fric... faut encore qu'on te le propose]
D'autres rêvent de travailler chez elles... "J'aimerais savoir m'organiser et je voudrais bien travailler à domicile !" nous confie Chérif, 41 ans (Arques).
La solution peut aussi passer par le changement d'emploi : "J'ai changé de vie il y a un an en passant d'un boulot à responsabilités trop prenant, stressant, avec des relations hiérarchiques très difficiles... à un boulot dans un monde associatif : je m'y retrouve largement ! J'ai pris du recul sur tout : ma carrière, mes soucis, ma vie familiale et je sais que j'ai fait le bon choix ! Ma philosophie : Quand ça va pas au boulot, il ne faut pas s'entêter, il faut chercher ailleurs et changer !", raconte Bénédicte, 34 ans (Annecy).
"Dans mon ancien travail, j'avais l'impression de pas être reconnue.
[NDLR : Reconnue parmi les salauds et les soumis ? Tu parles d'un objectif !]
Il était beaucoup plus stressant dans la mesure où je n'ai jamais vraiment trouvé ma place au niveau professionnel. Aujourd'hui, dans mon nouveau boulot, je suis beaucoup plus appréciée pour mon travail, ce qui m'aide beaucoup. Ca me motive énormément. Du coup, j'ai appris à gérer le stress." nous explique Cara.
[NDLR : C'est peut-être aussi parce que tu faisais un boulot de con]

Avoir des activités sportives ou culturelles
[NDLR : il y a aussi la drogue...]

C'est le meilleur moyen de se vider l'esprit. Pratiquer un sport, lire, sortir... aident à ne plus penser au travail et évacuent le stress qu'il engendre. "Il faut s'imposer un créneau pour faire une activité personnelle, de la gym par exemple, et ne jamais y déroger"dit Mia, 31 ans (Paris).
"Il faut faire, en dehors du travail, des tâches moins intellectuelles"préconise Dorothée, 33 ans.
[NDLR : A part marcher à quatre pattes dans la forêt en grignotant des glands, je vois pas... Regarder TF1 ? quelque chose me dit que tu le faisais déjà...]
"Faire des choses à côté,
[NDLR : et pourquoi pas "à la place" ?]
avoir des activités sportives et des moments à soi qui permettent de relativiser. Se faire faire un massage, aller se ballader, lire dans un endroit que l'on apprécie, écouter de la musique et arrêter de courir partout" sont les recommandations de Cécile, 25 ans (Paris).
[NDLR : tu veux dire vivre une vie normale ? je sais pas si tu tiendras le coup]

En parler ![NDLR : ou comment se faire détester aussi par les proches]

Pour Marie, il ne faut pas hésiter à parler de son travail : "J'arrive à en évacuer un peu justement en en parlant. A midi, je déjeune souvent avec une collègue et nous extériorisons nos soucis respectifs en se racontant ce qu'il nous arrive, et en essayant de trouver des solutions diplomatiques pour gérer nos problèmes.
[NDLR : un conseil aux collègues de Marie : fuyez-là !]
Le soir, j'ai la chance d'avoir un mari qui me demande comment s'est passée la journée et qui m'écoute quand je la raconte. Oui, ça existe !
[NDLR : se marier avec un acteur, ou un sourd-muet, ou une chasse d'eau]
On en parle pendant environ dix minutes et ensuite nous nous consacrons à nos filles et à nous-mêmes. Et puis j'ai aussi de très bonnes copines avec qui je partage tout et qui sont parfois dans la même situation que moi. Nous échangeons alors nos expériences respectives, ce qui est très enrichissant."
[NDLR : enrichissant : c'est ce mot-là que je cherchais depuis tout-à-l'heure, merci Marie !]

2 commentaires:

AP a dit…

Mon commentaire ne sera pas pertinent mais je tenais à vous dire que ce billet m'a fait pleurer de rire !

stuffedspectrum a dit…

savoureux !

La faire couiner le soir pour avoir la paix aussi est un bon moyen.
Pas à la portée de tous, le travail est tellement stressant.