jeudi 24 avril 2008

Dégraissons le Mammouth !!

Aucun doute, Nicolas Sarkozy est bien le président de la réforme et de la rupture. Après avoir réhabilité la valeur travail, soulagé la pression fiscale qui pesait sur les forces vives de la Nation, il s’attaque avec courage à la Réforme de l’Etat.


Alors que la croissance mondiale ralentit, notre courageux président n’a d’autres solutions que de réduire drastiquement le train de vie de l’état pour dégager des marges de manœuvre budgétaire. Mais au-delà des économies, l’administration française a besoin d’un profond changement de mentalité, d’une remise en cause profonde de son mode de fonctionnement pour arriver à plus d’efficacité, plus de compétitivité, à l’image de ce qui se passe dans les entreprises privées. Et Nicolas Sarkozy a toutes les cartes en main pour réussir ce fabuleux pari, puisque 79% des français sont partisans d’une forte réduction des dépenses publiques (d’après l’impartial institut de sondage Opinion Way).



Car il ne faut pas perdre de vue l’objectif. Plus que de réduire les dépenses, il s’agit bien d’améliorer la qualité des services rendus à l’usager. Dans cette optique, les premières mesures tombaient sous le sens. Sacrifier la Sécurité sociale, c’est réintroduire un peu de souplesse dans la gestion de l’assurance maladie, et inciter ainsi les gens à se prendre en charge, à être moins malade, à moins s’écouter. Bref de la responsabilisation.
Dans la même veine, supprimer 11 000 postes de professeurs à la rentrée prochaine, puis 18 000 à la suivante, c’est libérer les élèves de leurs tuteurs gauchistes (« qui les manipulent » comme le disent en chœur Darcos et Sarkozy) et les inciter à prendre en main leur destin. C’est développer une génération spontanée d’entrepreneurs.



Mais dans cette recherche de plus d’efficacité, nous suggérons à notre gouvernement d’aller encore plus loin, et de dégraisser un mammouth jusqu’ici intouchable, une administration pléthorique à l’efficacité plus que douteuse : la Police Nationale.

Alors que depuis 6 ans, les effectifs de police ne cessent de s’accroître, les chiffres des violences aux personnes ne cessent de grimper. Nous arrivons au chiffre record de 1 policier pour 226 habitants. Soit plus que les Etats-Unis. Une véritable gabegie. Bref c’est d’une véritable cure de minceur dont a besoin la Police française, alors même que son incurie a été mise à jour dans deux affaires récentes.

En effet, pas plus tard qu’hier, une vaste opération de police à Sevran a mobilisé 350 policiers pour le chiffre record de 4 arrestations de dealers présumés. Et le peu de drogue saisie rend l'échec encore plus criant. Quelle entreprise au monde pourrait survivre avec des résultats aussi mauvais ? (à part peut être Dassaut ou Airbus, mais c’est l’état qui arrose). Combien de profs aurait-on pendus s’ils étaient aussi nuls que les policiers ?
L’opération de Sevran rappelle le formidable coup de filet opéré le 18 février dernier à Villiers-le-Bel où 1000 policiers avaient été mobilisés pour interpeller 33 suspects.
C’est ce qu’on appelle la culture du résultat.



Et les premiers à souffrir de l’inertie de cette administration, ce sont les policiers eux-mêmes. Car l’inactivité quotidienne à laquelle ils sont contraints, les coups donnés aux prévenus pour tuer l’ennui, les contrôles au faciès pour faire du chiffre, le renvoi des sans-papiers pour gagner des Miles, sont autant de facteurs déprimants qui conduisent beaucoup d’entre eux à l’alcoolisme. Et la multiplication des bavures (des assassinats) est inquiétante, même si ces braves fonctionnaires restent couverts par leur hiérarchie et sont épargnés par la justice.

Les économies générées par de massives suppressions de poste dans la police doivent en partie profiter à ceux qui restent. On pourrait par exemple financer un grand plan de formation des agents de police, qui permettrait aux plus démunis d’entre eux d’apprendre à lire et aux autres d’enrichir leur vocabulaire avec, entre autres, l'apprentissage du vouvoiement.
Les effectifs de police pourraient aussi être redéployés, en renforçant l’IGS, qui a bien du mal à assumer la charge de boulot qui lui incombe. Preuve en est, l’enquête sur le meurtre de Zyed et Bouna dans le transformateur EDF n’a toujours pas aboutie pas plus que celle sur la mort des deux jeunes à Villiers-le-Bel, pour ne parler que des plus médiatiques.

Il est donc urgent de tailler dans le vif. Pour le bien de tous.

8 commentaires:

Winner a dit…

Ce qu'il faut, c'est privatiser la police, pour la remplacer par des milices privées. Comme ça, on pourra choisir qui nous protège. En plus, les pauvres se paieront moins de sécurité, ils crèveront plus facilement, et ça fera moins d'assistés.

yelrah a dit…

Et combien de pascals cela aura couté ?

Anonyme a dit…

Pour la police privé, on dira qu'il y en a deja un peu.
C a la couleur, le gout, mais ce n'en est pas. Je pense a tous ces vigils dans les magasins, les lieux d'animations... Dire qu'on les paie ces cons.

L'armée je crois qu'elle sous traite pas mal aussi au privé.

les prisons aussi (bouygues par exemple)

Aaah que je suis de plus en plus honteux d'etre francais, j'en ai mal partout, vraiment.

Et merci Berneard pour ton Billet

Christine a dit…

1 policier pour 226 habitants ?

Dis-nous que ça inclut les gendarmes !

Anonyme a dit…

@ Winner

Léo ! on t'a reconnu, arrête tes conneries ;-)

seb a dit…

Bonjour est-ce qu'on compatabilise les gendarmes parmi les forces de police ? Parce que je ne sais pas vous mais ici, il semble qu'ils se soient reproduits pendant l'hiver y'en a partout !

s0l0xal a dit…

Et avec toute la graisse récoltée, même si c'était pas des lumières, on pourrait faire des bougies.

roland maceo a dit…

Ou les faire pédaler sur des vélos quechucaca pour produire de l'énergie pour chauffer les tentes de donquichottes.
Ensuite, leur corps vieilli et musclé servirait d'engrais aux bobos cultivateur de légumes bio.

la boucle est bouclée