vendredi 12 septembre 2008

Vaut-il mieux être un pourri ou s'appeler "Pourri" ?

"Enfoiré, pourri, ordure" sont des appellations parfois difficiles à porter


Telle est est la difficile question à laquelle a tenté de répondre Bernard Tapie devant la Commission des Finances, véritable clé de voûte de son argumentation qui devait lui permettre d'obtenir une petite rallonge de 45 millions d'euros de la part des Français qui, il faut bien l'avouer, se sont bien foutu de sa gueule depuis vingt ans.
"Mon nom est devenu une injure publique"

Bernard ne veut pas être le paillasson sur lequel on s'essuie les pieds. Car voilà le fond du problème : les Français se moquent de lui. Ce qui l'a rapproché de son ami Nicolas le sévèrement urné qui lui a visiblement permis de décrocher son "passeport pour le soleil", c'est certainement cette accointance instinctive entre ceux qui partagent une sorte de frustration commune datant certainement de l'enfance et qui n'ont pas peur de se brûler les ailes. C'est une véritable revanche sur les Français qu'ils ont tous deux réussi à prendre.


Bernard Tapie a désormais de quoi racheter trois fois le Phocéa


"C'est comme si je m'appelais enfoiré, pourri, ordure. [...] Peut-être vous ne mesurez pas quelle est l'énormité du problème"
Notons tout de même qu'il est le premier des porteurs de patronyme ridicule à en user autant, et maintenant que la somme est annoncée, nous commençons à mesurer l'énormité de la situation.

Vaut-il mieux être un pourri ou s'appeler Pourri ? Apparemment, il vaut mieux s'appeler Tapie...

2 commentaires:

Christine a dit…

"nous commençons à mesurer l'énormité de la situation." ...
C'est bizarre, ça m'rappelle un truc ...

ko a dit…

En même temps, on vraiment fait que commencer à la mesurer... (mais quoi, au juste ?)