mercredi 3 septembre 2008

L'enquête corse : qui a uriné dans la piscine de Christian Clavier ?

Le lieu du crime, quelques heures avant l'attentat


C'est le crime de trop. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, aurait-on pu dire en d'autres circonstances. Une affaire d'Etat qui aurait pu éclabousser très haut si l'un des terroristes avait fait la bombe, mais heureusement les dégâts sont restés limités, grâce au sang-froid de l'un des meilleurs acteurs français de tous les temps (Les babas cools, Les visiteurs en Amérique, Astérix et Obélix, pour ne citer que ceux-là). Certains fans disent que c'est un petit peu son Human Bomb à lui.

Samedi dernier 30 août 2008, des terroristes indépendantistes corses s'introduisent illégalement dans la résidence de l'un des personnages les plus importants de l'Etat, l'acteur milliardaire Christian Clavier. Celui-ci, ayant interrompu ses vacances pour s'occuper d'une affaire importante, n'était pas sur les lieux au moment du crime. Joint immédiatement au téléphone par son majordome, l'ex-Jacques Houille recommande, inspiré par son talent d'improvisateur et son sang-froid légendaires, d'être particulièrement courtois avec les terroristes, voire même de leur offrir à boire. Le majordome s'exécute alors en bon professionnel.

- Une bière s'il vous plaît !
- Deux !
- C'est pour qui le coca ?


Malheureusement, ceux-ci ne sont pas du genre à sucer de la glace à l'eau, et revendiquent de la bière fraîche. Inévitablement, au bout d'une heure, la nature ne manque pas de rappeler aux terroristes la vulgaire réalité de leur condition humaine, et le doyen d'entre eux, à la prostate déjà douteuse, se fait courtoisement accompagner à la salle de bains du rez-de-chaussée par l'un des domestiques.

Le majordome comprend vite que le pire reste à venir quand il compte silencieusement les cadavres de bouteilles que refusent de lui rendre les malfaiteurs, pour ne pas laisser de traces. Ils ne peuvent bien entendu pas tous défiler un par un dans la résidence avec leurs rangers dégueulasses.

Car des traces, ils en ont bien laissé. Dans l'euphorie de l'opération de communication réussie arrosée des quelques rafraîchissements, leur empressement les conduit à abuser de l'hospitalité offerte et relâcher la pression qui les accable là où leurs ADN resteront méconnaissables, dissous par le chlore. L'un d'eux, guilleret, y jette même avant de repartir un coq en plâtre, une "private joke" dont les enquêteurs n'ont toujours pas réussi à découvrir le sens caché.

- M'enfin, Charles, pourquoi n'avez-vous pas sorti le Moët ? Cela nous aurait évité bien des déconvenues.


Mais c'est mal connaître Nicolas Sarkozy que de croire que l'on peut impunément souiller l'un des symboles de la République, la piscine de l'ami de son Président, sans se frotter au joug de la Justice Française, car c'est un peu comme si aujourd'hui les terroristes corses, juchés derrière le buste de Marianne, lui disaient : "Je te pisse à la raie", et c'est du devoir du Président que de lire les symboles.

Michèle Alliot-Marie, sentant que son heure pourrait venir, prend les devants et limoge dans la hâte son meilleur élément, le responsable des forces de sécurité Dominique Rossi, sauvant ainsi sa propre tête.

Selon nos sources au ministère, elle frôla quasiment l'hystérie au téléphone :
- Mais Dominique, rends-toi compte, ça aurait pu dégénérer ! Ils auraient pu chier dedans !

Toute cette histoire me laisse un arrière-goût, comment dirais-je...


Depuis lors, Nicolas Sarkozy jure que l'on ira chercher les coupables "jusque dans les chiottes", selon l'expression de son ami Vlad Poutine qu'il avait particulièrement aimée à la télévision au moment de la guerre en Tchétchénie. Ceux-là risquent aujourd'hui 1 an d'emprisonnement ferme et 15000 euros d'amende. Et c'est un horizon diplomatique bien bouché qui s'annonce de nouveau entre la Corse et l'Etat français.

Notons que c'est tout de même bien peu pour des multirécidivistes, et que si l'on instaure le laxisme en Corse, ça n'est pas demain la veille qu'on va les mettre au pas. Dix ans de prison, pour l'exemple, semblerait une peine bien plus juste pour éviter que de tels "débordements" ne se reproduisent à l'avenir.

Dans les couloirs de l'Elysée, on avance déjà le nom de Jean Reno parmi les nouvelles nominations de l'Etat sur l'île, histoire de mettre un peu d'ordre dans tout ça.

Tu vois Christian, ce n'est pas parce que tu es mon ami que tu as moins de droits que les autres Français de plus de 770000 euros

3 commentaires:

Christine a dit…

Pissé dans la piscine ? C'est bien une action de mecs, ça ! Les criminels sont toujours des hommes !

Gontrand de Trélas a dit…

J'avais pas en spontanément eu cette lecture de l'affaire mais effectivement ça coule de source.

vieil anar a dit…

Bon, pisser dans la glycine, ç'aurait été plus marrant, et puis au moins, en plus du contrepet, ç'aurait été plus discret, m'enfin !