jeudi 13 mars 2008

Doutes


20 ans...

Ca fait 20 ans que j'ai lié mon destin à celui de mon entreprise. De restructurations en adaptations, on nous a demandé toujours plus de flexibilité, de disponibilité, d'investissement. Les salaires ne suivaient pas toujours, mais la prime de fin d'année était toujours gratifiante. Signe d'une certaine reconnaissance.


D'année en année, on a fait de ce groupe un des leaders du marché. Et j'en éprouvais une certaine fierté. Le travail payait.


Puis on m'a confié des responsabilités. Quand mon supérieur m'a annoncé ma promotion, ce fut le plus beau jour de ma vie. Une équipe de 6 personnes sous mes ordres. Un accomplissement.

Ca correspond à peu près à la période de mon divorce.

Mais Le groupe avançait, conquérait sans cesse de nouveaux marchés. J'étais complètement épanoui.



Puis cette année, la crise. Le bénéfice divisé par 2. Seulement 1 milliard d'euros. Un plan d'économies annoncé. Une grande lessive dans le personnel.

Et si c'était moi?

Une vraie vie de con...

Addendum : Non je déconne...très peu pour moi les prises de conscience humanistes du style "j'ai gâché ma vie, quelle horreur! je suis passé à côté du bonheur"...
Non en fait j'ai négocié mon départ avec un sacré paquet de pognon à la clé...j'ai donc racheté un appart' pour loger du prolo, changé les pneus du 4x4, et je viens de me faire embaucher dans une grosse boîte de consulting en négociant une solide revalorisation salariale.
Pour les cas de conscience, allez voir les pleureuses de syndicalistes...!

3 commentaires:

Christine a dit…

Toute façon, divorcer, c'est plutôt un pas vers le bonheur ;-))

Jean-Pierre Martin a dit…

Tu m'as fait peur Bernard, un moment j'ai crû que t'étais devenu une fiote

Karl-Hyppolite Bruni a dit…

La première cause de divorce, c'est la mariage. La deuxième, l'investissement au travail.