mardi 6 octobre 2015

Lynchage

"Inacceptable" Au lendemain du CCE d'Air France, Manuel Valls n'a pas eu de mots assez durs pour condamner le fiasco. "Comment les types ont réussi à s'enfuir? Il est inconcevable que le gars franchisse la grille. Il est DRH, c'est pas Bubka non plus!" Le premier ministre a promis une enquête et appelé à des "sanctions lourdes" contre les fautifs. "Quand tu viens lyncher du patron la moindre des choses c'est d'amener des cailloux. De quoi on a l'air?" Et Manuel Valls de pointer l'atteinte à l'image de la France. "Nous sommes la risée du monde, le pays où faire des charrettes de salariés ça vous coûte à peine une chemise." Moche en plus. "Je ne laisserai pas des syndicats de bisounours salir la mémoire de Robespierre"

"Ça me rappelle les soirées avec DSK!"


 "On voit les limites du modèle social français". Le gouvernement a d'ores et déjà promis une loi de modernisation du dialogue social, qui donnera plus de poids aux représentants des salariés."Il faut bien sûr encadrer, mais je n’ai rien contre une certaine forme de torture de patrons. Je préfère une simulation de noyade à un simulacre de dialogue social." Mais en attendant, François Hollande a demandé aux syndicats de se ressaisir. "Muscle ton jeu camarade. Un DRH qui part seul au plan social, tu le tacles à la gorge, t'en fais du petit bois!"

Des policiers auraient aidés les voyous à s'enfuir
 L'idée est  de permettre à la France de rester à la pointe du mouvement social et de faire évoluer les mentalités. En changeant la perspective. "Bizarrement la tête dans la baignoire, les exigences du marché deviennent moins prioritaires, les plans sociaux moins urgents." On n'a pas tout essayé contre le chômage.

jeudi 16 avril 2015

Restructuration, le film

- Hoho, y'a quelqu'un ici?
- Ah non monsieur, désolé c'est fermé. Vous cherchez quelqu'un?
- Jean-Pierre ...euh..Jean-Pierre Martin c'est ça!
- Qu'est ce que vous lui voulez?
- C'est juste qu'avec la loi Macron tout ça, les patrons, je me disais que y'avait moyen de rigoler un peu.
- Ah non, désolé, c'est fini ces conneries. Le JP, il est pigiste à Valeurs Actuelles maintenant, faut bien bouffer!
- Mais vous avez vraiment rien en stock là?
- Bon j'ai bien ce petit film, mais normalement il était réservé aux copains!

jeudi 19 septembre 2013

Un salarié tue un patron braqueur

« Je ne voulais pas le tuer, je voulais juste l’empêcher de s’enfuir ». Le drame a eu lieu hier. Il est 17h quand Carlos G. sort de son conseil d’administration. Il vient de dérober des milliers d’emplois et compte leur faire passer les frontières. N’écoutant que son courage, Abdel saisit sa scie circulaire, et se précipite à la suite du malfrat qui s’apprête à monter dans sa limousine. Il lui découpe les deux jambes pour stopper sa fuite. « J’ai mal visé, la carotide a été sectionnée ». Malheureux concours de circonstance.

 "Les patrons on les buttera jusque dans les chiottes"


 « C’est encore les patrons voyous qu’on protège ». Alors que la justice met en examen Abdel, c’est la déferlante sur les réseaux sociaux, avec notamment une page de « soutien à l’ouvrier » qui a reçu près de 3 279 400 likes (chiffre pour les profils de catégorie A). Une mobilisation sans précédent avec son lot de dérapages. Comme des apologies de la torture, ou l’appel au retour de la « peine de nationalisation ».

 « Ce mouvement est surtout l’expression de l’exaspération des français » assène Christian Estrosi venu apporter son soutien à Abdel, « la vraie victime ». « Les salariés et les chômeurs n’en peuvent plus de la violence quotidienne des petits caïds du CAC 40 ». Et l’UMP de dénoncer le laxisme du gouvernement face à l’explosion de l’insécurité au travail et ces patrons qui font des profits en toute impunité.

 Bien souvent ces délinquants ont reçu une éducation déplorable

Il faut dire que le profil de la « victime » est symptomatique de cette nouvelle criminalité. Multi-récidiviste, il venait de participer au braquage de la protection sociale et des retraites dans l’affaire dite de l’ANI. Il appartenait par ailleurs au « gang du coût du travail » qui s’apprêtait à dévaliser des millions de salariés. Cette délocalisation fut son dernier forfait. « En espérant que ça mette du plomb dans la tête de ses congénères ». Au sens propre.

mardi 5 février 2013

Le CDI pour tous

"C'est un acte d'égalité. Il ne s'agit pas d'un contrat au rabais, il ne s'agit pas d'une ruse, pas d'une entourloupe, il s'agit d'un CDI avec toute sa charge symbolique, et toutes ses règles d'ordre public", a affirmé Michel Sapin en présentant le projet de loi sur le CDI pour tous. En défendant la généralisation du CDI aux travailleurs précaires, le ministre du travail entend dénoncer "l'hypocrisie de ceux qui refusent de voir ces salariés pauvres et l'égoïsme de ceux qui s'imaginent qu'une institution de la République pourrait être réservée à une catégorie de citoyens." 

Touche pas à mon code du travail

Mais dans sa lutte "contre la précarité " le gouvernement se retrouve face à une opposition déterminée. Dans l’hémicycle, c’est l’UMP qui mène la fronde, en agitant le spectre du LJA. "Ce projet est la porte ouverte au Licenciement Juridiquement Assisté. Licencier va devenir un vrai parcours du combattant pour les patrons." Et un patron qui ne peut pas licencier, "c’est un chef sans pouvoir, une société sans repère, bref la décadence" selon Hervé Mariton. Et Jean-François Copé de renchérir : "C’est le kolkhoze que vous proposez aux Français ". 

Mais la bataille contre le projet de loi a aussi lieu dans la rue. La manifestation Précarité pour tous a réuni près de 800 000 personnes à l’appel des libéraux modérés de la CFDT. Sous des banderoles "Une entreprise, c’est un patron et des salariés " , les manifestants ont exprimé leur peur de l’Autogestion. "Le risque c’est que demain ces salariés surprotégés disent ‘on n’a plus besoin des patrons pour produire " s’alarme le secrétaire général de la CFDT. "Qui peut garantir le devenir psychologique d’une entreprise qui n’a pas de patrons, une entreprise sans dividendes, sans stock options, sans parachutes dorés ? "

 Licenciements boursiers, on ne ment pas aux salariés

Les capitalistes intégristes du Medef ont pour leur part organisé des prières à la gloire d’Adam Smith devant l’Assemblée Nationale pendant toute la durée des débats. Emmenés par Rigide Parisot, ils n’entendent pas relâcher la pression et se défendent de toute haine. "Nous ne sommes pas salariéphobes, mais nous ne laisserons pas ces suppôts de Lénine salir le capitalisme. On commence par abolir l’esclavage et on finit avec un président noir! "

jeudi 8 novembre 2012

Notre-Dame-du-CAC

"On ne va pas laisser une poignée d'illuminés bloquer le chantier du progrès social". L'évacuation de Notre-Dame-du-CAC a donc commencé au petit matin. Avec la bénédiction de Jean-Marc Ayrault. "Face à l'échec du dialogue social, le gouvernement a décidé d'utiliser des moyens plus radicaux". Jusqu'à provoquer de véritables scènes de guérilla. Le préfet des Hauts de Seine témoigne : "Les forces de l'ordre ont notifié l'ordre d'évacuation. Mais les insurgés ont refusé de quitter les lieux et ont basculé dans la violence". Licenciements, délocalisations, travail précaire, harcèlement. Les occupants de Notre-Dame-du-CAC étaient à la tête d'un véritable arsenal. Qu'ils n'ont pas hésité à utiliser.

 
"Vous récupérez vos dividendes personnels et vous quittez les lieux dans le calme."

Notre-Dame-du-CAC, vaste ZAC des Hauts de Seine, est devenue au fil des années le symbole de la résistance au communisme galopant et à la décroissance. Occupée à la base par "à peine 40 millionnaires", elle s'impose avec le temps comme un haut lieu de culte ultra-libéral. "Editorialistes, hommes politiques, entrepreneurs, le profil des occupants est connu" explique Manuel Valls. "Ils peuvent passer pour de simples hurluberlus allumant des cierges à la gloire d'Adam Smith, mais il faut être prudent." Et le ministre de justifier l'intervention policière. "Depuis l'élection de François Hollande, on observe une radicalisation de l'ultra-droite, qui du medef à l'Ump, en passant par l'église catholique menace notre pacte républicain."

"Je le croyais plus sportif que ça Arnaud Lagardère"

Surveillée de près par les services de renseignement, c'est la publication du livre La Compétitivité qui vient par le Comité Invisible, qui a incité le gouvernement à agir. "On soupçonne fortement les patrons du CAC d'être à l'origine de cet opuscule, en particulier Louis Gallois". Ce guide du parfait terroriste ultralibéral incite les entrepreneurs français à la prise d'otages de salariés. Et réclame une rançon de 30 milliards d'euros. "Il est temps de faire respecter la loi et de rendre les entreprises aux salariés!"

L'homme des fers à béton. Pas sur les caténaires, sur les salariés

Mais le coup de filet dans les milieux ultra-conservateurs ne s'est pas limité à Notre-Dame-du-CAC. En effet, le gouvernement a dans le même temps délogé les fondamentalistes chrétiens de Notre-Dame-de-Lourdes, où ils entendaient protester contre le mariage homosexuel. Jamais avare d'un bon mot, François Hollande a commenté l'opération. "Pour le coup c'était Notre-Dame débande!"

mercredi 14 mars 2012

Haro sur l'abattage rituel des étrangers

« Balancer un arabe dans la Seine, ou l’étouffer dans un commissariat, ça me semble de nos jours un peu archaïque ». François Fillon a tenu lui aussi à réagir à la polémique sur l’abattage rituel des étrangers . « Il faut réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé. On est dans un pays moderne, il y a des traditions ancestrales qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène ». Bien qu’au cœur de la polémique, le premier ministre s’est défendu de stigmatiser la police. « Le communautarisme n’a pas sa place dans la République. Et nous serons fermes tant avec les bavures qu’avec les dommages collatéraux. On doit pouvoir lutter contre l’invasion dans le respect de la dignité des étrangers ».



Il faut bien attendrir la viande


Les propos du premier ministre ont bien sûr provoqué une levée de boucliers dans la police et l’armée, où l’on n’entend pas rompre avec les traditions séculaires. « On s’attaque à la liberté de culte. La bavure est inhérente au métier de policier. S’ils ne veulent plus qu’on pratique, ils n’ont qu’à carrément fermer les commissariats » s’insurge un syndicaliste policier. « Mais le gouvernement doit savoir que uniforme ou pas, on continuera d’être policier. Qu’ils s’attendent à des ratonnades de rue ! ».

« Il ne s’agit pas d’interdire la police ou la chasse à l’étranger, bien au contraire » a promis Nicolas Sarkozy, « mais de les rendre plus modernes ». Et le président-candidat d’égrener les moyens de pratiquer un racisme « modéré et républicain ». Centres de rétention, expulsions, préférence nationale, visas, quotas, discrimination, suppression de la CMU, interdiction du voile, etc. « L’éventail des mesures est déjà large » a rappelé Nicolas Sarkozy, « mais il faut aller plus loin ».



Un abattoir d'ouvriers ultra-moderne

Et le président français d’inviter policiers et militaires à prendre exemple sur le patronat français. « Même s’il reste des irréductibles fondamentalistes, le patronat français a compris qu’un plan de licenciement ou une délocalisation était quand même plus efficace qu’une chute d’échafaudage. Il est loin le temps où on abattait les esclaves dans les champs de coton ! » Une mue qui a permis à l’ultra-libéralisme de devenir « religion d’état ». Et de plans de rigueur en casse sociale, l’évangélisation continue..

mercredi 22 février 2012

SOS CAPITALISME (le film)

"Et tes gosses Bernard, t'y penses à tes gosses?Tu veux qu'ils vivent en Union Soviétique? Et toi Gontrand ça te fait marrer? Tu rigoleras moins quand il faudra mettre le petit Kevin à l'école publique!" Jean-Pierre Martin sait en général trouver les mots pour motiver son équipe. C'est pour ça que c'est le chef. "Alors les mecs, vous vous sortez les doigts du cul et vous allez au charbon. Je veux que le blog de Jean-Pierre Martin soit le moteur de la campagne".

C'est vrai que l'heure est grave. La tempête socialiste se précise. Et menace d'emporter avec elle 50 ans d'acquis fiscaux. "La gauche et son socialisme sauvage, dérégulé veulent détruire le pacte républicain. Ils veulent la mort des conseils d'administration" s'est emporté le président candidat. "Je ne laisserai pas la gauche faire des riches les éternels boucs-émissaires de la République".

On a donc décidé de faire un film. Un film engagé. Pour briser cette oligarchie de gauchistes efféminés qui règne sur la culture. "Les grosses tapettes" comme les appelle malicieusement Gontrand.

Voici donc SOS CAPITALISME, en collaboration avec la France d'Après Prod.


SOS CAPITALISME par La_France_d_Apres_Prod


Déjà des critiques élogieuses :
"Comme si Etienne Mougeotte avait croisé François Truffaut." Ivan Rioufol (Le Figaro)
"C'est pas un film de pédés!" Christian Vanneste (ex-UMP)
"C'est à ce genre de chefs d'oeuvre qu'on reconnaît la supériorité de la civilisation occidentale." Claude Guéant (Ministre de l'Intérieur)
"C'est pas du cinéma halal." Marine Le Pen (FN)
"Une démonstration limpide comme un éditorial de Laurent Joffrin." Nicolas Demorand (Libération)
"On en ressort des étoiles plein les yeux, comme après un plan de rigueur." Christine Lagarde (FMI)
"Bandant!" Dominique Strauss-Kahn (Place des Vosges)
"C'est un film subtil, j'ai pas tout saisi, mais on m'a dit de dire que c'était très bien." Liliane Bettencourt
"Je ne l'ai pas encore regardé mais j'ai déjà vu les deux premiers SOS Fantôme et SOS Médecin, c'est donc avec impatience que j'ai hâte de découvrir ce troisième volet." Frédéric Lefebvre (Think tank de L'UMP)
"Je ne suis pas totalement convaincu par ce film d'anticipation qui est à mon avis bien en deçà de la vérité, on n'y voit ni les bombardements ni les camps de prisonniers politiques." Bernard Accoyer (Chef de Guerre)
"De la bombe atomique!" Eric Besson (Enola Gay)

vendredi 4 novembre 2011

Grèce Hebdo incendié : la piste ultra-libérale privilégiée

"Il ne reste plus rien. Le peuple humilié, la démocratie en miettes, la souveraineté carbonisée. Un champ de ruines." Le rédacteur en chef de Grèce Hebdo, Georgios Papandreou dit Pap, constate les dégâts après l'incendie qui a ravagé les locaux du journal. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'incendie d'origine "criminelle", aurait été provoqué par une spéculation boursière décidée lors d'un cocktail (molotov). Sur place, Claude Guéant évoquait "un attentat contre la démocratie". Et la piste capitaliste intégriste est privilégiée.

Le même alibi que pour le crime de l'orient-express

Cette attaque survient alors que le journal avait annoncé la publication d'un numéro spécial Démocratie. Le journal satirique, rebaptisé Référendum Hebdo pour l'occasion, avait décidé de faire de Jean-Claude Trichet son "rédacteur en chef" afin de fêter "le plan de rigueur" en Grèce. Et il évoquait dans son éditorial, l'éventualité d'un référendum. Pour Pap, il ne fait aucun doute que l'incendie est lié à la sortie de ce numéro spécial. "Nous avons reçu beaucoup de menaces sur les réseaux sociaux. On nous prédisait la faillite, la sortie de la zone euro..." En effet, il faut savoir que les ultra-libéraux considèrent comme blasphématoire la représentation des prophètes. "Selon eux, il n'y a pas de responsabilité individuelle. Le capitalisme est l'ordre naturel des choses!". Sans oublier l'appel au référendum, "véritable déclaration de guerre" aux agences de notation. Par ailleurs, le piratage du site web a été revendiqué dans la nuit par un groupuscule intégriste nommé FMI.

"100 000 fonctionnaires de moins si tu n'es pas mort de rire"

Sitôt la nouvelle annoncée, les réactions se sont multipliées. De Brice Hortefeux à Marine Le Pen, en passant par Manuel Valls, toute la classe politique s'est mobilisée pour défendre la liberté de la presse. "La liberté d’expression est une valeur inaliénable de notre démocratie et toute atteinte à la liberté de la presse doit être condamnée avec la plus grande fermeté" s'est exclamé François Fillon. Pour faire progresser l'enquête, le premier ministre a demandé à Claude Guéant de s'adjoindre les services de Bernard Squarcini, "un vrai spécialiste de la liberté de la presse".

Du côté des quotidiens nationaux, c'est aussi la consternation qui prévaut. Et la mobilisation générale a été décrétée. Si bien qu'Arnaud Lagardère, Bernard Arnaud, François Pinault, Serge Dassault et Edouard de Rothschild ont signé un éditorial commun au titre évocateur : "Nous sommes tous des anticapitalistes".

jeudi 6 octobre 2011

Apple lance l'application iCancer

"Apple est un groupe éthique qui a le souci de ses salariés, de ses sous-traitants et de ses clients. Il n'y a pas de raison que le cancer soit réservé aux gros salaires!" En hommage au brillantissime Steve Jobs, Apple se lance donc dans une vaste entreprise de démocratisation du cancer.

Les grands patrons sont prêts à tout pour échapper au fisc

Première étape, la mise en place d'un grand plan de détérioration des conditions de fabrication des outils Apple, "pour que les conditions de travail d'aujourd'hui, soient les cancers de demain" comme le disait si bien le génie fondateur d'Apple. Déjà en pointe sur sur les suicides dans ses usines chinoises, Apple envisage d'accroître son positionnement sur les matières dangereuses. "L'objectif est d'exposer systématiquement nos ouvriers au n-hexane, un produit chimique hautement cancérigène. Les premiers essais en Chine sont très concluants". Même les enfants? "Cette polémique sur le travail des mineurs dans les usines Apple est ridicule. Vous appelez ça des enfants, vous, des gamins qui acceptent de travailler 15h par jour pour un salaire de misère? Mes enfants, ils rechignent déjà à mettre la table. Nous chez Apple, les ouvriers mineurs chinois, on les appelle des iEnfants. C'est une vision virtuelle de l'enfance".

iCancer existe aussi en suppo

Mais le plan marketting d'Apple se veut plus ambitieux. Avant de mourir, le Picasso des télécommunications avait confectionné (dans son garage) une nouvelle application révolutionnaire pour iPhone, la fameuse iCancer. "C'est un soft qui se veut très simple, très intuitif, presque ludique. Il suffit de garder son iPhone sur soi en permanence pendant une dizaine d'années, et par le jeu subtil des ondes, le cancer apparaît naturellement. C'est très efficace." Une application qui va permettre à monsieur-tout-le-monde de se rêver un destin à la Steve Jobs.


Rédigé sur un iMac

vendredi 10 juin 2011

Après les farines animales, les farines humaines

L'idée était presque trop simple. Alors que les prix des denrées alimentaires flambent, que la malnutrition gagne chaque jour du terrain, l'Union Européenne a décidé de frapper un grand coup : autoriser la commercialisation des farines humaines. "Il s'agit de transformer les cadavres humains en farines. Ainsi vous obtenez un complément alimentaire ultra-protéiné à moindre coût" s'enthousiasme le ministre de la Santé Xavier Bertrand. "C'est une révolution, la faim dans le monde est vaincue!"

En surproduction, la Libye pourrait inonder le marché des farines

L'innovation technologique est avant tout destinée aux pays du tiers-monde. "Les farines humaines pourront avantageusement remplacer le lait en poudre des biberons. Et permettre à la jeunesse des pays défavorisées de retrouver l'espoir". Mais les pays occidentaux n'oublieront pas leurs populations démunies. "On pourra bien sûr trouver les farines industrielles dans nos supermarchés. Mais, la loi autorisera aussi les familles à garder pépé au congélo en prévision des temps difficiles."

Quand la viande a cette gueule là, ne la mangez pas, elle est périmée.

Le ministre de la Santé a tenu à écarter les rumeurs de "risque sanitaire". "La conception des farines sera confiée aux laboratoires pharmaceutiques et suivra le même protocole que les médicaments". Voilà qui est de nature à rassurer le consommateur. "Et puis la population cible ça reste les bénéficiaires du RSA. En cas de problèmes, il faudra évidemment abattre tout le troupeau, mais ça résoudra le problème de l'assistanat".

Seul risque avéré : contracter une ESB de type maladie de Christian-Jacob,
caractérisée par une dégénérescence du cerveau


Les industriels du monde entier ont tenu à apporter leur soutien à l'initiative européenne. A l'image du pdg de Nike. "Il y avait urgence à agir sur le front du pouvoir d'achat. Il était de plus en plus difficile pour nos ouvriers en Asie de se payer leur ration de riz". Aussi, les farines animales vont permettre à la firme américaine de ne pas "augmenter le coût du travail". Une bonne nouvelle pour les consommateurs occidentaux.

lundi 25 avril 2011

La torture recensée au patrimoine culturel de la France

"Ce n'est pas une caution morale. Mais la reconnaissance d'une pratique culturelle très répandue dans notre pays." C'est par ces mots que le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a commenté le recensement de la torture au patrimoine culturel de la France, au même titre que la tauromachie, les mines antipersonnel, l'élevage industriel ou la délation. Une décision accueillie avec enthousiasme chez tous les aficionados de la baignoire et autre gégène. Ainsi, Mathieu Barbant, porte-parole du syndicat de police Alliance s'est "félicité de voir enfin reconnu un savoir-faire, un art pratiqué encore aujourd'hui dans des milliers de commissariats à travers notre beau pays. C'est toute une profession qui est rétablie dans sa fierté et son honneur."

D'après Eric Zemmour, la plupart des taureaux délinquants sont noirs

Même la Grande Muette est sortie de son mutisme pour se joindre au concert de félicitations. Le général Dominique Braise a ainsi profité de cette décision pour saluer "la mémoire des grands hommes de l'armée française, qui de Massu à Aussaresses en passant par Bigeard ont su exporter le génie français et contribuer au rayonnement de la France." Par ailleurs, le ministère de la Culture étudierait la possibilité de créer un musée de la Torture, qui se verrait "comme une tentative de faire un inventaire exhaustif de l'évolution de cet art à travers les âges". Le musée Klaus Barbie serait inaugurée en mai 2012, rue de Charonne à Paris.

Les policiers paient un lourd tribut à la violence

Dans le sillage de la France s'est engagé une véritable course internationale à la reconnaissance culturelle. Avec en toile de fond le Graal du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Ainsi, le Japon et l'Ukraine ont chacun de leur côté consacré la radioactivité comme une spécificité nationale. Tandis qu'en France, Areva se bat pour que la leucémie soit reconnue comme une pratique régionale autour de la Hague.

Les États-Unis ont mis le paquet sur les champignons

Dans cette effervescence culturelle qui secoue la France, certaines requêtes paraissent incongrues. Ainsi, un groupe de citoyens farfelus s'est mis dans la tête de faire entrer "les luttes sociales" au panthéon culturel de la France. Une demande que Frédéric Mitterrand a jugé "ridicule". "Et pourquoi pas graver dans le marbre la protection sociale tant qu'on y est!"

mardi 22 février 2011

Nicolas Sarkozy veut faire de Kadhafi son ministre de l'Immigration

"Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour soustraire Mouammar Kadhafi et sa famille à la folie meurtrière de son peuple." C'est par ces mots que Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de faire rapatrier le président Libyen. "Voilà des années que M.Kadhafi accomplit un travail formidable pour la sécurité de la France et de l'Europe. Tout comme Total rapatrie ses salariés, il est de mon devoir de garantir la sécurité des collaborateurs de la France." Et de reconnaître leurs mérites. "Oui, si par bonheur, M. Kadhafi revient sain et sauf, je songe à en faire mon ministre de l'Immigration. Je dois offrir à la France ce qu'il y a de mieux."

En plus il paraît qu'il joue vachement bien de la guitare

Il faut reconnaître que depuis 5 ans qu'il est salarié de l'agence européenne Frontex, Mouammar Kadhafi a su faire montre d'un talent incomparable dans la lutte contre l'immigration illégale. Sur la question, Charles Pasqua se veut dithyrambique : "Il a complètement décomplexé le métier. Camps militarisés, chasse à l'homme dans le désert, tortures et j'en passe. Ce que la droite française a rêvé, Kadhafi l'a fait." D'autres voix à l'UMP se pâment devant tant de savoir-faire. Ainsi Jean-François Copé salue l'arrivée d'un visionnaire : "Cet homme a toujours eu 20 ans d'avance. 20 ans d'avance sur Ben Laden avec le DC10 d'UTA et maintenant il nous montre la voie à suivre en matière de sécurité publique." Et Michèle Alliot-Marie de vanter sa dernière trouvaille en matière de maintien de l'ordre public : "Des bombardements aériens sur des manifestants, je trouve ça d'une audace folle! Les avions de chasse, c'est autre chose que les flash-balls."

Pour ne pas laisser passer sa chance, Nicolas Sarkozy a donc décidé d'agir vite. "La concurrence est très forte en Europe pour tenter de rallier M.Kadhafi. Je ne vous cache que l'Italie est aussi sur les rangs. Et Silvio Bernusconi a des arguments à faire valoir. Ici, nous ne maîtrisons pas encore très bien la technique du bunga-bunga."

Le train de vie des ministres à la baisse

Face aux probables réticences de l'opinion publique, le président français s'est montré ferme. "Je ne choisis pas mes ministres en fonction de leur popularité mais de leur compétence. Et puis, ça n'a pas l'air de trop déranger les français d'avoir à la Défense et à l'Intérieur des ministres délinquants multi-récidivistes." Avant de se vouloir rassurant : "Je crois que M. Kadhafi saura leur faire passer l'envie de protester." Par ailleurs, Nicolas Sarkozy s'est montré convaincu que la barrière culturelle ne serait pas un obstacle : "La première des qualités d'un ministre c'est de savoir s'adapter. Quand Fillon ou MAM vont en Égypte ou en Tunisie, ils savent se fondre dans le moule de la dictature avec un comportement s'affranchissant de toute règle démocratique. Mouammar saura s'adapter à la démocratie française".

Cette politique d'ouverture aux dictateurs pourrait se poursuivre. "J'ai effectivement pensé à Moubarak pour le ministère du budget. Réussir à dégager 50 milliards d'économies personnelles en temps de crise, c'est prodigieux." Mais le président français n'entend pas aller chercher ailleurs des compétences qui existent en France : "Pour ce genre de prouesses la France possède Jacques Chirac. Et lui il est populaire".

samedi 18 décembre 2010

Présidence du FN : Brice Hortefeux favori

"Je veux décomplexer l'extrême-droite et lui rendre ses lettres de noblesse". C'est avec audace que Brice Hortefeux est parti à l'assaut de la citadelle frontiste. Un Front National qu'il entend bien arracher à la dynastie Le Pen afin d'en faire un "parti moderne". Aussi, Brice Hortefeux a fait le choix d'une campagne offensive où de déclarations xénophobes en surenchère sécuritaire, il impose ses thèmes. Au premier rang desquels "l'islamophobie", où malgré les récentes déclarations de Marine Le Pen, le ministre de l'Intérieur garde toute légitimité fort de sa condamnation pénale.

Au vu des images...

Une légitimité renforcée par son action gouvernementale. Comme aime à le rappeler Brice Hortefeux, "tout ce que propose Marine Le Pen ou Bruno Gollnish, on l'a déjà fait". "Lois sécuritaires, expulsions massives d'étrangers, stigmatisation des musulmans, des rom, cadeaux fiscaux, nous avons appliqué à la lettre le programme frontiste" ajoute le ministre de l'Intérieur, avant d'enfoncer le clou comme pour mieux ringardiser ses concurrents : "Il est temps de passer la vitesse supérieure".

...difficile de nier les liens de consanguinité entre FN et UMP

Pour réussir la mue du Front National, le candidat auvergnat entend rénover le logiciel idéologique. "Il ne s'agit pas de tout changer de fond en comble,mais d'opérer quelques changement à la marge pour faire entrer le parti dans le XXIème siècle". Tout d'abord, le ministre veut que le FN "abandonne cette tradition antisémite surannée" et se consacre entièrement à la "haine du musulman" bien plus rentable médiatiquement. Par ailleurs, Brice Hortefeux entend délester le parti de ses "accents ouvriéristes". "Il faut assumer ce que l'on est. Un parti au service des puissants".

L'Express se projette déjà au second tour de l'élection présidentielle

Le but avoué de cette rénovation est de sortir le parti de son "ornière médiatique". Et de gagner en respectabilité. Pour réussir son pari, Brice Hortefeux s'est appuyé sur les écrits d'intellectuels français parmi les plus illustres qui d'Alain Finkielkraut à Claude Imbert ont su populariser le concept de "racisme respectable". Et qui font de Brice Hortefeux le candidat préféré des médias. A l'image du dernier édito vidéo de Christophe Barbier où on l'entend chantonner :

Elle est à toi cette élection,
Toi l'Auvergnat qui sans façon,
M'a donné quatre coups de pied,

Quand je n'avais pas de papiers

jeudi 2 décembre 2010

La révolution selon Christine Lagarde

«Chacun son métier: il y en a qui jouent magnifiquement au football, je ne m'y risquerais pas, je crois qu'il faut intervenir chacun dans sa compétence». Qu'Éric Cantona se le tienne pour dit, Christine Lagarde n'entend pas recevoir des leçons de révolution de la part d'un "acteur" qui ne maîtrise pas "les mécanismes financiers et économiques". Car la révolution, Christine Lagarde, cela fait 3 ans qu'elle la prépare."Et pas une insurrection de bisounours où il suffit d'aller au guichet" a renchéri la ministre de l'Économie. "Depuis 2007, le président m'a confié la mission délicate d'accroitre brutalement l'injustice dans ce pays. De rendre ostensiblement les riches plus riches et d'étendre la misère sociale. Nous y travaillons consciencieusement : bouclier fiscal, RSA, retraites, réforme de l'hôpital et j'en passe. Tout a été mis en place pour pousser le peuple à la révolte" s'est emporté la ministre, "alors que ce monsieur Cantona arrête de nous chier dans les bottes et laisse bosser les pros".

Les ficelles sont grosses, mais ça peut marcher

Point d'orgue de ce long chemin vers "le grand soir", le remaniement ministériel de novembre dernier, avec la mise en place d'un "gouvernement totalement révolutionnaire". En effet, selon Christine Lagarde, le président et son premier ministre ont décidé de construire un "gouvernement d'incitation à la violence" pour accélérer le processus révolutionnaire. "Le but était de réunir un maximum de têtes de cons, de truands voire d'abrutis finis. Un habile mélange de malhonnêteté et d'incompétence". Malgré l'absence de Jean-François Copé, Christine Lagarde juge le casting réussi : "Avec Lefebvre, Juppé et Morano, on peut effectivement parler de dream team. Même si je persiste à penser que Jean Sarkozy premier ministre, ça aurait eu de la gueule".

"Et là je croise Serge Dassault, et hop une petite olive!"

Malgré tout, le pire n'est jamais sûr. "On pensait vraiment tenir le bon bout avec les retraites. Une réforme aussi injuste défendue par Éric Woerth, c'était une occasion en or. L'échec est incompréhensible. C'est à se demander jusqu'où il faut aller". Le gouvernement entend donc jouer son ultime carte. "Franchement, si la suppression de l'ISF défendue par Frédéric Lefebvre n'incite pas les français à ressortir la guillotine, c'est à désespérer de ce pays".

lundi 29 novembre 2010

Le gouvernement va défiscaliser les rétrocommissions

"Il faut une fiscalité plus juste et plus efficace". Nicolas Sarkozy l'a réaffirmé, son gouvernement ne souffrira d'aucun "complexe" à l'heure de la réforme fiscale. "Il n'y aura pas de tabou. Les français doivent comprendre que si on veut sortir de la crise, il faut redonner un peu d'espoir à nos riches, notamment en supprimant l'ISF". Autre mesure phare de ce "grand plan de sauvegarde des élites", la défiscalisation des rétrocommissions. "Une décision nécessaire et urgente", estime François Fillon, "d'abord pour relancer le marché de l'armement français". Mais surtout pour lutter contre "la fuite des cerveaux politiques".

Koh-Lanta au Pakistan : l'équipe des rouges...

Bruno Mégret, Alain Juppé, François Léotard, Michel Noir. La liste est longue de ceux qui sont partis chercher fortune ailleurs, loin du carcan de la vie politique française. "La France n'a plus les moyens de laisser partir ses meilleurs éléments vers l'étranger ou le privé. Elle doit montrer à ses hommes d'état qu'elle les aime". Et Nicolas Sarkozy d'enfoncer le clou : "Il n'y a pas de honte à gagner un peu d'argent parce qu'on a bien travaillé et réussi à exporter le génie français à l'étranger".

...s'est bien fait niquer par les jaunes

Face aux critiques de l'opposition, le premier ministre est monté au créneau pour défendre cette nouvelle niche fiscale, la niche Karachi. "Il est de notre devoir d'agir. Il sera trop tard pour pleurer quand Nadine Morano ou Frédéric Lefebvre auront quitté le pays!". Avant de se lancer dans un exercice de politique-fiction : "Imaginons une France sans rétrocommissions. Un pays sans Balladur, sans Chirac, sans Juppé, sans Pasqua, sans Léotard, sans Sarkozy. Un pays où l'on cotiserait encore 37 années et demi, où TF1 serait une chaîne publique, où la dette de l'état n'aurait pas explosé. Cette France là nous n'en voulons pas!". Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement, François Baroin a tenu à faire ce rappel salutaire : "La gauche ne devrait pas oublier qu'elle a une responsabilité historique dans la fuite du général de Gaulle à Londres en juin 1940, dégoûté par le front populaire. Un exil qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques".

Ce serait dommage qu'il nous fasse une Bérégovoy. Vraiment dommage!

Aussi le gouvernement n'entend pas renoncer à une réforme qu'il considère comme un pas important sur le chemin de "la moralisation de la vie politique et de la lutte contre les conflits d'intérêts". Un mal nécessaire pour rendre aux hommes politiques leur dignité. Et ne plus jamais voir un honnête homme comme Éric Woerth jouer les gigolos chez les vieilles dames de Neuilly.

vendredi 19 novembre 2010

Article 11, casseurs de presse

"Nous mènerons une guerre impitoyable aux casseurs. La violence n'a pas sa place dans le paysage médiatique français". De CQFD à Fakir, en passant par le Tigre ou Z, une certaine presse est dans le collimateur de Nicolas Sarkozy. "Nous ne laisserons pas cette presse de caniveau menacer la démocratie et jeter le discrédit sur toute une profession". Car comme a tenu à le rappeler le président, les médias français sont globalement de bonne qualité : "Prenez la réforme des retraites par exemple. La quasi-totalité des médias français a fait son travail avec conscience et dignité. Ils ont su expliquer aux français la nécessité de la réforme et éviter les sujets populistes comme les cotisations patronales ou les profits". Malheureusement, en marge, survivent des titres qui surfent sur la "colère des gens" et qui tentent de casser notre "pacte républicain".

L'équipe d'Article 11 au grand complet (sauf à gauche c'est un flic infiltré et il ne sait pas écrire)

Principale cible du gouvernement, le bimestriel d'ultra-gauche anarcho-autonome mouvance Aqmi, Article 11. Dernier né des casseurs de papier, ce torchon islamo-poujadiste fait déjà l'unanimité contre lui. Ainsi, Laurent Joffrin, directeur de Libération, de dénoncer "la concurrence déloyale" de ce torche-cul. "Ils ne respectent aucune règle. Un format atypique, pas de une racoleuse, et une ligne éditoriale qui privilégie le fond. Comble du foutage de gueule, ils n'ont même pas de page météo!" Mais peut-on encore parler de journalisme? "A force de clamer son indépendance, d'exclure la publicité, on finit par nier son époque et on s'éloigne de la réalité". Et l'éditorialiste Alain Duhamel de renchérir : "On peut légitimement se poser des questions. Où pêchent-ils leurs informations? On ne les croise pas aux diners du Siècle, ils ne côtoient pas de ministres ni de grands patrons. Bref ils ne sont pas sur le terrain. J'ai bien peur qu'ils soient un peu déconnectés de la réalité et qu'ils vivent dans un monde fantasmé".

Croisé dans un bar du XIème arrondissement, le directeur de la publication d'Article 11, l'hirsute JBB, tente de garder la tête froide face à la fronde : "Bon là si tu veux, c'est le Beaujolais nouveau, alors tes conneries j'en ai rien à foutre".

JBB, prêt à la lutte des médias

Du côté du monde politique, c'est le ministre Frédéric Lefebvre qui résume le mieux l'émoi qu'a suscité la lecture du premier numéro d'Article 11 : "J'ai cru lire des articles de la Pravda corrigés par Ben Laden". Le gouvernement prépare donc un projet de loi visant à réprimer plus sévèrement les dérives éditoriales : "Il s'agit de traiter les articles infamants comme des actes terroristes. Et de mettre en place un arsenal répressif avec des réponses graduées, allant du rachat contraint au bombardement de kiosques". Ils feront moins les malins chez Article 11 quand ils auront été racheté par Serge Dassault.

jeudi 28 octobre 2010

Allongement de l'espérance de vie : les élections présidentielles repoussées à 2014

"C'est une question de justice sociale. Il est normal que si je demande aux français de travailler deux ans de plus, je sois traité de la même façon. En conséquence, mon mandat sera prolongé de deux ans, et s'achèvera en 2014". Nicolas Sarkozy a donc cédé à la rue. "L'effort doit être partagé par tous. Même au plus haut niveau de l'État". La mesure est symbolique. Mais elle a surtout pour but de rendre moins humiliante la défaite annoncée des manifestants.

"J'ai lu ton rapport sur l'incontinence, c'est brillant!"

Car il sera désormais bien difficile aux syndicats de justifier de nouvelles actions. "Il ne sert plus à rien de manifester". Éric Woerth l'a souligné, "on ne peut s'opposer à la fois à la démocratie et au bon sens". Pourtant, il s'en trouve à gauche pour dénoncer dans cette décision courageuse du président "un déni de démocratie". Ainsi, le populiste Jean-Luc Mélenchon, jamais en retard d'un coup d'éclat médiatique, s'est offusqué "de ce coup d'état" voyant dans cette "manœuvre un hold-up électoral".

Cependant les statistiques sont formelles. L'espérance de vie des chef d'états français n'a cessé de croître. "Alors que l'on vit plus longtemps, les socialistes n'ont rien trouvé de mieux que de faire la retraite à 60 ans, les 35 heures et le mandat présidentiel de 5 ans" s'est défendu François Fillon. "Il faut être réaliste et regarder ce qui se fait chez nos voisins européens. En Angleterre, ça fait 59 ans que Élisabeth II est au pouvoir. En Suède et son fameux modèle social-démocrate, le roi gouverne depuis 37 ans. Comment voulez-vous être compétitif?"

Il y a pourtant d'autres solutions

Frédéric Lefèvre, porte-parole de l'UMP, s'est voulu offensif : "Je comprends que pour les socialistes sept ans de travail semblent insurmontables. Mais, le travail ne fait pas peur à Nicolas Sarkozy". Ajoutant : "si la présidence française ne s'aligne pas sur ce qui se fait à l'étranger, c'est encore un emploi qui sera délocalisé. Si les français veulent être gouvernés par un chinois, qu'ils le disent. Et on verra si la CGT est toujours aussi motivée pour aller défiler sur la Place Tian' Anmen".

vendredi 22 octobre 2010

Et celle-là, tu l'as vue ?


envoyé par rue89.

Toujours pas ?



et là, tu vois mieux ?

mercredi 22 septembre 2010

Vers l'interdiction du droit de grève dans les transports publics

« On ne peut plus accepter qu'une poignée d'irresponsables prenne le climat en otage ». Dans sa traque du CO2, le gouvernement de François Fillon est fermement décidé à n'épargner personne, « pas même ceux qui se réfugient derrière des droits constitutionnels ». Ces menaces à peine voilées s'adressent bien évidemment aux serial-grévistes de la SNCF et de la RATP qui n'hésitent pas à mettre la planète en danger « pour leur petit confort personnel » en provoquant des embouteillages monstres. Car Nicolas Sarkozy l'a rappelé. Autant on doit comprendre l'entrepreneur, l'agriculteur qui pollue pour « créer de la richesse », autant « polluer pour ses loisirs est intolérable ».

C'est pourquoi les députés UMP se mobilisent et réclament, « au nom de l'urgence écologique », l'abolition pure et simple du droit de grève dans les transports publics. « Nous aurions préféré éviter d'en passer par la loi et la contrainte. Mais devant l'autisme des syndicats nous n'avons malheureusement pas le choix » se désole Frédéric Lefebvre. Et le porte-parole de l'UMP de rappeler que « le principe de précaution exige que les trains roulent ».

Malgré la pression du parti majoritaire, le gouvernement a pourtant choisi la voie fiscale. Les grévistes verront donc apparaître sur leur feuille de paye une taxe carbone proportionnelle au nombre d'heures chômées. « Nous ne transigerons pas avec le principe de pollueur-payeur ».

La mobilisation pour les retraites de 2003 avait provoqué une canicule et causé la mort de 15 000 personnes

A la veille de la mobilisation contre les retraites, les syndicats sont donc prévenus. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs tenu à rappeler que « avant de bloquer le pays pour soi-disant défendre les retraités, il faudrait surtout penser à ne pas les tuer en provoquant une sur-pollution ». Que chacun prenne ses responsabilités.

mercredi 15 septembre 2010

Continental : le référendum de la honte

"C'est purement et simplement du chantage. Nous avons assisté à un racket social". Le PDG de Continental France ne décolère pas après le coup de force de lundi. Les organisations syndicales ont en effet "forcé" les actionnaires de Continental réunis en assemblée générale extraordinaire, à se prononcer par référendum sur leur Plan de Sauvegarde des Profits. Un plan approuvé à 52% qui prévoit une réduction des dividendes du titre et des profits du groupe contre une augmentation générale des salaires. "C'était ça ou la fermeture de tous les sites et donc la mort du groupe" affirme le représentant de l'intersyndicale "les salariés de Continental ne pouvaient plus continuer dans ces conditions. Je pense que les actionnaires ont choisi la voie de la raison".

Ça passe son temps à geindre et ça se pavane en voiture de sport

Malgré tout, la direction de Continental ne désarme pas. Jugeant cette consultation "illégale", elle déplore le machiavélisme du procédé. "Les syndicats ont menti aux actionnaires. Quand je les entends dire que les salariés sont exsangues, c'est une imposture! Vous savez on vit très bien en France avec le SMIC". En visite sur le parking de l'usine de Foix, le président du conseil de surveillance a invité les journalistes à admirer "les mégane et les laguna flambant neuves de ces pauvres miséreux". Avant d'ajouter : "Quand on est au bord de la ruine, on ne dépense autant d'argent pour tuner sa voiture. Regardez moi ce becquet arrière. Et j'en connais même qui ont des écrans plats!"

Au Medef, c'est la résignation qui prévaut. "Vous savez, ce n'est pas la première consultation du genre. Bien souvent les patrons sont mis devant le fait accompli. On vous demande d'abord de geler vos bonus, de supprimer votre retraite chapeau et votre golden parachute. Puis c'est les stock options, les profits, etc....c'est sans fin" soupire Laurence Parisot. La cause de ce désastre? "La mondialisation" s'exclame la patronne des patrons. "La mondialisation du syndicalisme est un frein à la compétitivité et à la croissance. Les grèves sont internationales dorénavant. Nous n'avons plus aucune marge de manœuvre. Notre capital pèse peu face à leur force de travail".

A France Télécom, les syndicats ont des moyens de pression un peu limites

Alors comment lutter face à ce nouveau péril rouge? "L'espoir c'est la conquête spatiale et la vie extraterrestre. Quand on pourra délocaliser la production sur Pluton, ils feront moins les malins les prolos!".