mercredi 15 septembre 2010

Continental : le référendum de la honte

"C'est purement et simplement du chantage. Nous avons assisté à un racket social". Le PDG de Continental France ne décolère pas après le coup de force de lundi. Les organisations syndicales ont en effet "forcé" les actionnaires de Continental réunis en assemblée générale extraordinaire, à se prononcer par référendum sur leur Plan de Sauvegarde des Profits. Un plan approuvé à 52% qui prévoit une réduction des dividendes du titre et des profits du groupe contre une augmentation générale des salaires. "C'était ça ou la fermeture de tous les sites et donc la mort du groupe" affirme le représentant de l'intersyndicale "les salariés de Continental ne pouvaient plus continuer dans ces conditions. Je pense que les actionnaires ont choisi la voie de la raison".

Ça passe son temps à geindre et ça se pavane en voiture de sport

Malgré tout, la direction de Continental ne désarme pas. Jugeant cette consultation "illégale", elle déplore le machiavélisme du procédé. "Les syndicats ont menti aux actionnaires. Quand je les entends dire que les salariés sont exsangues, c'est une imposture! Vous savez on vit très bien en France avec le SMIC". En visite sur le parking de l'usine de Foix, le président du conseil de surveillance a invité les journalistes à admirer "les mégane et les laguna flambant neuves de ces pauvres miséreux". Avant d'ajouter : "Quand on est au bord de la ruine, on ne dépense autant d'argent pour tuner sa voiture. Regardez moi ce becquet arrière. Et j'en connais même qui ont des écrans plats!"

Au Medef, c'est la résignation qui prévaut. "Vous savez, ce n'est pas la première consultation du genre. Bien souvent les patrons sont mis devant le fait accompli. On vous demande d'abord de geler vos bonus, de supprimer votre retraite chapeau et votre golden parachute. Puis c'est les stock options, les profits, etc....c'est sans fin" soupire Laurence Parisot. La cause de ce désastre? "La mondialisation" s'exclame la patronne des patrons. "La mondialisation du syndicalisme est un frein à la compétitivité et à la croissance. Les grèves sont internationales dorénavant. Nous n'avons plus aucune marge de manœuvre. Notre capital pèse peu face à leur force de travail".

A France Télécom, les syndicats ont des moyens de pression un peu limites

Alors comment lutter face à ce nouveau péril rouge? "L'espoir c'est la conquête spatiale et la vie extraterrestre. Quand on pourra délocaliser la production sur Pluton, ils feront moins les malins les prolos!".

5 commentaires:

Bonome a dit…

Si seulement ...

Veig a dit…

Bien dit ! Nous ne saurions trop encourager le MEDEF à délocaliser son siège et ses réunions vers Pluton. A -229°C, les rouges de la CFDT ne pourront plus dire que l'automne social sera chaud.

Anonyme a dit…

@ veig
"les rouges de la CFDT"? t'es daltonien sans aucun doute: consulte un specialiste pour voirsi ça se soigne.
domingo

mike hammer papatam andropov a dit…

Oui mais attention tout de même aux communistes révolutionnaires d'un syndicat imprécis et encore inconnu qui pulullent sur Saturne.
Ca risquerait de déstabiliser nos part de marché au niveau stratosphérique.
Et ça non, jamais, plutôt délocaliser hors du système solaire, sais pas trop où, où dans un trou noir quelconque.

Anonyme a dit…

"les rouges de la CFDT"

Quand même pas aussi rouge que les extremistes du PS j'spère...
Haha.

PS: Très bon billet, comme d'hab.