mercredi 18 mars 2009

Les cocus du libéralisme en tenue d’ADAM

Et en plus, ils en sont fiers


« Soyons beau joueur », « Dans la vie il y a des gagnants et des perdants, c’est dans l’ordre des choses », « L’amour, la vie sont précaires, pourquoi la bourse ne le serait-elle pas ? »

Telles sont les paroles que nous n’entendrons pas de la bouche des petits actionnaires de Nati*is (*) qui souhaitent aujourd’hui s’unir pour dénoncer les conditions de l’entrée en bourse du titre qui a perdu environ 95% de sa valeur depuis son émission, sur l’air de « So-so-solidarité ». Ils souhaitent néanmoins rester anonymes pour préserver leur réputation.

« Solidarité », « l’union fait la force », « mener des actions collectives », les termes empruntés à la terminologie crypto-marxiste résonnent aujourd’hui dans l’atmosphère humide des caves secrètes du 9ème arrondissement parisien où pourrait se fomenter une « mini-révolte », selon les termes de Michèle Alliot-Marie, qui a confié qu’elle n’était pas encore inquiète à propos d’une éventuelle propagation de la violence dans les banlieues riches. « Pour l’instant ils font des lettres-type, invoquent des recours administratifs farfelus, ça reste bonenfant. Mais on ne sait jamais, alors on surveille. De toute façon ils n’ont aucune expérience d’action collective en dehors de la messe du dimanche. »

Le 19 mars, le cortège parisien partira de la place de la République pour rejoindre la place de la Concorde. Tenue correcte exigée.


Alors, entreprise à « vocation terroriste » ou simple regroupement de bras cassés du libéralisme ? Seule l’enquête de la brigade anti-terroriste de Paris le déterminera. Selon une source proche du dossier, on aurait retrouvé chez l’un d’entre eux un livre de Nicolas Dupont-Aignan, le « cerveau présumé », des dossiers de souscription à Eurotunnel et un ordinateur connecté à internet. Cependant, il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions à ce stade de l’enquête.

Cette mystérieuse cellule nommée « Adam » (Association Des Actionnaires Minoritaires, en référence à celui qui n'a pas croqué la pomme) serait issue des forums alternatifs libéraux (ici, ou ) où ils s’indignent en groupe en se racontant leurs cours de bourse. Lorsqu’on les titille, la réponse est à chaque fois la même : tendance à la victimisation, invocation à corps et à cris de leur « bon droit », ils réclament "la liberté boursière pour tous" (si si, en haut à gauche sous le logo), c'est-à-dire le droit à tous de rouler chacun pour soi.

Un des membres de la Direction Financière de la grosse boiboite a bien voulu nous accorder quelques instants. Celui-ci semble pour l’instant très serein et ne mâche pas ses mots : « Ces cons-là, hier ils nous filaient leur pognon pour investir dans le pétrole ou l’aviation militaire, et aujourd’hui, la larme à l’œil, ils sont pas loin de saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. De qui se moque-t-on ? Si vraiment il y a eu malversation lors de l’entrée en bourse, pourquoi ne l’ont-ils pas signalée quand l’action était à 20 euros ? », s’amuse le banquier.

Ce point du débat reste en suspens : peut-on vraiment parler de cocufiage lorsqu'on s'est marié à un(e) prostitué(e) ? Techniquement, l'adultère n'est pas opposable dans ce cas lors d'un divorce, d'après la législation.

Pourtant, l’idée pourrait peut-être faire du chemin. Ainsi, les perdants de l’Euromillion seraient actuellement en train de se regrouper pour invoquer une action en justice contre La Française des Jeux, car 99,9999% des participants auraient perdu entre 2 et 200 euros lors du dernier tirage au sort. Le nombre de mécontents ne cesse d'augmenter. Les clients de casinos et associations de joueurs de poker en ligne sont actuellement en pourparlers pour éventuellement rejoindre le mouvement. Une affaire à suivre.

J'ai perdu 250 euros au black jack, c'est dégueulasse !


(*) : censuré par la rédaction

4 commentaires:

yelrah a dit…

"La liberté boursière pour tous"
C'est iso 2009 ?
L'or en part iso...

Noob Man a dit…

Mais que fait la police ?

Suis-je bête, elle tabasse les étudiants...

Enfin bref, très bonne analyse de la situation, comme d'habitude.
Simplement, on dit "Dupont-Gnangnan" quand on est à l'UMP, parce que c'est plus facile d'attaquer sur le nom des gens que sur leur programme.

Anonyme a dit…

Et l'emprunt russe ?

On ne parle plus de ce scandale !

Comme pour l'emprunt russe, je suis sûr que la chute de la Bourse, c'est un coup des socialo-communistes !

Hubert Ladislas Romanov

Ni cola ni coca a dit…

un livre de Nicolas Dupont-Aignan et un ordinateur connecté à internet?
Mais c'est vraiment dégoûtant!
Je te les foutrais tous à la Santé avec Coupat...