mardi 10 mars 2009

France, une chômeuse dans l'enfer des tournantes

Il y a des jours où l'actualité sombre dans l'horreur. Où la succession des faits divers sordides nous fait perdre foi en la dignité humaine.

France, une jeune chômeuse de Haute Normandie, a vécu l'indicible dans les sous-sols d'une usine désaffectée de Notre-Dame de Gravenchon. Violée et rackettée à de multiples reprises par une bande de prédateurs assoiffés de sexe et d'argent, son enfer a duré plusieurs années avant qu'elle ne décide de briser le silence, à la suite d'un ultime outrage d'une cruauté inouïe. "J'ai été séquestrée plusieurs années par une bande auto-proclamée Mouvement Erectile Des Entreprenants Frustrés(MEDEF)". Le juge d'instruction chargé du dossier confiait que la jeune normande était choquée et dans un état physique inquiétant : "Nous n'avons pas encore pu l'interroger en profondeur, si j'ose dire. Mais les détails livrés dépassent l'entendement". D'après nos informations, le dernier viol subi par France aurait été l'œuvre d'un certain Christophe de M, surnommé le Total. Il aurait exhibé des liasses de billets avec lesquelles il se serait frotté les parties génitales, avant de sodomiser la victime à l'aide d'instruments en l'insultant: "T'aimes ça hein assistée! Prolétaire! Tu la sens bien ma lutte des classes!". Ce procédé sordide semble d'ailleurs le mode opératoire récurrent de ces supposés psychopathes : "D'après les dires de la jeune France, les membre de ce gang montreraient tous des signes d'impuissance sexuelle. Ils utilisent donc systématiquement des instruments ou alors font réaliser la besogne par d'autres, qu'ils appellent ironiquement leur gouvernement. Par ailleurs, ils s'affublent de sobriquets ridicules tels que EADS, Arcelor, Natixis...".

"Tu sais où je vais te le mettre celui-là?"

Malgré la précision et la vraisemblance du témoignage de la jeune fille, les enquêteurs n'ont pas encore réalisé de mises en examen. Ils ont entendu des membres supposés du MEDEF mis en cause par la jeune fille. Arnaud L., Laurence P., Christophe de M. et beaucoup d'autres ont pour l'instant le statut de témoin assisté. "Tous ont reconnus les faits. Aucun ne nie les relations sexuelles, disons, particulières qu'ils entretiennent avec France. Cependant ils réfutent tous en bloc le caractère contraint de celles-ci, arguant du consentement de la jeune fille". Il semblerait en effet que France ait avoué à ses "ravisseurs" avoir voté Sarkozy en 2007, ce qu'ils auraient pris comme un encouragement. A l'enquête de démêler le vrai du faux.

"Racontez-nous une nouvelle fois ce qu'il vous a fait. Et n'omettez aucun détail!"

Les réactions politiques n'ont toutefois pas tardé. Et le gouvernement a tapé du poing sur la table par l'intermédiaire de son ministre de l'emploi Laurent Wauquiez. "Ça me reste en travers de la gorge" a tonné le ministre, conseillant aux violeurs présumés "pour leur image d'essayer d'avoir un comportement exemplaire". Pas question pour autant de sanctionner par la loi ce genre de déviances : "Ce serait contre-productif. A mon sens il faut surtout mieux contrôler l'activité des chômeurs, ne serait-ce que pour leur éviter de traîner dans des caves où ils n'ont rien à faire et où ils font de mauvaises rencontres". Le ministre a ainsi promis d'étudier au plus vite un renforcement des sanctions contre ces chômeurs "qui refusent des offres d'emploi raisonnables".

Dans une actualité d'une telle lourdeur, il est bien difficile de se réjouir des avancées significatives dans le dossier de la prise d'otages dite des "restaurateurs". Voilà près de 7 ans que les restaurateurs français retiennent de force des centaines de milliers de travailleurs, leur imposant des horaires démentiels pour des tâches ingrates et des salaires de misère. Une sorte d'esclavage moderne instrumentalisé pour obtenir une rançon élevée. Et le gouvernement, avec l'aide de l'Europe, a enfin réussi à réunir cette somme faramineuse. "Après ce qu'on avait filé aux banquiers, ça n'a pas été facile" avouait une Christine Lagarde fébrile, qui prévoyait de toutes façons une issue heureuse : "Même si les otages ne sont pas libérés, ça permettra au moins de relancer le marché du 4x4".


Les scènes de liesse devant les restaurants français

11 commentaires:

piedo a dit…

Clap clap clap !

Rien à ajouter, rien à retirer, c'est parfait.

Ah, si, tout de même, une remarque : cette France, c'est bien la même qui se pique de partage, d'assistanat et de droits de l'homme, non ? Comment, alors, ne pas soupçonner un brin de provocation de sa part ?

jj a dit…

France est une fille de l Est et du Sud arrivée sans papier
souhaitant en avoir.
Je l ai vue, cette garce, sur une barricade les seins à l'air brandissant un drapeau revolutionnaire.

Anonyme a dit…

Excellent!! Il faut être particulièrement tordu ou/et imaginatif pour étudier l'actualité sous ces diverses angles... :D. Génial.

B.A

emcee a dit…

"Il faut être particulièrement tordu ou/et ..."
Oui, non, vous aviez bon: vous pouvez vous arrêter là.

Quant à France, elle est bien mal embouchée.

valerie a dit…

mouarf. je suis féministe et j'ai pleuré de rire sur ce texte. je risque l'excommunication ?

Jean-Pierre Martin a dit…

Une féministe ? Mais vous êtes totalement inconsciente de vous promener seule sur ce blog !

cyclomal a dit…

Il serait bien vil celui qui ferait une attaque sur le physique en s'exclamant:" Un vrai visage de psychopathe le PDG de Total!"

Heureusement, de tels débordements n'ont pas lieu sur ce blog qui expose simplement le fait-divers généralisé que chacun peut constater, ou alors c'est pour bientôt, pas d'impatience, dans ce beau pays des lumières...qui vote dans des cabinets obscurs, c'est pas très malin non plus.

valerie a dit…

Jean-Pierre Martin ; j'ai un sécateur enduit au bromure quand même.

Jean-Pierre Martin a dit…

Ah oui d'accord, je comprends maintenant ce qui vous fait rire.
Vous êtes une castratrice sardonique.

Anonyme a dit…

bel article que je vais faire tourner

Noob Man a dit…

Moins bon que les précédents, mais néanmoins poilant.

Merci de m'offrir une demi-heure de rire par semaine =D