mardi 8 juillet 2008

Enfin la liberté!

L'opération commando menée par Nicolas Sarkozy et son fidèle lieutenant Xavier Bertrand a permis cette nuit de délivrer tous les salariés au forfait otages du code du travail. Grâce à l'abnégation et au courage de notre gouvernement, ce sont les 35 heures et la 5ème semaine de congés payés (ultimes vestiges d'une politique de gauche d'un autre temps) qui ont été supprimées. L'apothéose de cette nuit vient récompenser un travail de longue haleine commencé il y a plus de 6 ans.

Des images terribles qu'on espère ne jamais revoir

Lors d'une conférence de presse au siège du MEDEF, une des cadres libérée ce matin a tenu à "remercier le président Sarkozy qui a tant lutté pour moi, avec ma famille, mes enfants, avec maman, ma soeur (...) Mais je voudrais aussi remercier le président Chirac, qui nous a tendu la main dans les moments où lutter pour les otages (..) était politiquement inconvenant"."Et je voudrais aussi dire merci à mon ami Dominique de Villepin, que je porte dans mon affection, dans mon coeur, à sa femme Marie-Laure, parce que je sais qu'ils ont été avec ma famille, avec moi, pendant toutes ces années. Je vous aime, vous êtes avec moi, je vous porte dans mon sang je suis à vous. Merci la France".

Plus tard, en arrivant sur son lieu de travail, l'ex-otage a illustré ce que signifiait 6 ans de casse sociale dans le coeur des Français : "Je rêve depuis sept ans de vivre ce moment. C'est un moment très, très émouvant pour moi (...) Je suis comblée d'être aujourd'hui avec vous, d'être vivante et d'être libre (...) J'ai beaucoup pleuré pendant sept ans, de douleur et d'indignation. Aujourd'hui, je pleure de joie". Nicolas Sarkozy, "un homme extraordinaire qui a tant lutté pour moi", avait tenu à accompagner symboliquement cette salariée aux portes de son entreprise libérée.



Les ex-otages profitent de leurs premiers moments de liberté

Avant de profiter en toute intimité de sa dignité retrouvée, tout en louant l'efficacité du combat du gouvernement ("Vous m'avez sauvé la vie parce que je pense que si cette réflexion n'avait pas été faite au bon moment avec la force, avec l'énergie nécessaire, probablement nous aurions connu d'autres échecs") , la jeune femme a rappelé que le combat n'était pas terminé, qu'il restait encore des otages que l'on empêchait de travailler le week-end. "La prochaine étape, c'est le retour de la corvée".



La tête pensante des ravisseurs court toujours


Le mot de la fin revenait au député UMP Frédéric Lefebvre qui avec sa retenue habituelle clamait : "Enfin la liberté!"

14 commentaires:

Christine a dit…

Les petits cadres dans les grosses boîboîtes sont enfin libérés !

Patrick a dit…

Je songeais justement à l'Amazonie pour ma retraite...

La Sardine Masquée du Port a dit…

Il faut clôner JPM dans toutes les grosses boiboites.

Anonyme a dit…

Euh... comment on dit, déjà?...
Grève générale de tous les salariés?

Anonyme a dit…

Non, on dit vivement les JO...

Christine a dit…

Grève générale de tous les salariés ?

Pourquoi pas "illimitée" et "expropriatrice" tant que tu y es. Pffffouuuuu, ces gauchistes alors ;-DD

Pescade a dit…

Excellent

Bakounine a dit…

Et pourquoi pas «insurrectionnelle» aussi?

ko a dit…

Grève générale, illimitée, expropriatrice, insurrectionnelle, tout ce que vous voudrez, mais si on réfléchissait aux moyens d'y associer les non-salariés ? (chômeurs, rmistes, allocataires plus-rien-istes, travailleurs indépendants, que ce soit par choix ou de force, artisans, artistes, fumistes...)
Hein, c'est vrai quoi.

Christine a dit…

et les femmes au foyer aussi ;-))

emcee a dit…

Alors, moi, je dis que c'est bien que les cadres retournent au boulot.
De toute façon, de leur RTT, ils n'en profitaient même pas pour s'instruire et réfléchir. Sinon, ils n'auraient pas voté contre leurs intérêts en gobant les boniments de Supercamelot.
Alors qu'ils laissent réfléchir leur boss. Il fourmille d'idées, lui.
Cela dit, une bonne grève générale, ça ne mange pas de pain. Mais ce n'est pas bien de saison.
Faut attendre le retour des feignants.

Anonyme a dit…

Les cadres de France, il faut réagir, si on vous supprime les RTT, pas de problème, il faut rendre à votre patron le téléphone, Smartphone, Pda communicant, désactiver votre compte VPN Client, le Webmail Exchange...
Le soir et pendant les vacances plus de connexions à distance, fini, terminé de travailler en dehors du cadre légale des 235 jours par an...
Et là on peut dire "enfin la liberté'

z a dit…

C'est quoi les vacances? C'est juste une période de l'année où les profs ne veulent pas faire cours (il fait trop chaud qu'ils disent). Voilà pourquoi je n'ai pas envie d'en finir avec les études. Douze heures de cours par semaine, ça laisse le temps de lire des blogs et de s'informer sur ce qui (ne) m'attend (pas, faut pas rêver).

Valentin a dit…

Enorme, bravo !