mardi 10 novembre 2009

Nicolas Sarkozy était un agent de la STASI

"Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne". C'est via Facebook que le président français a décidé de révéler son passé d'agent de la STASI infiltré en France. Ce 9 novembre 1989 au matin, alors que rien ne laisse présager que la chute du mur de Berlin est imminente, Nicolas Sarkozy reçoit des informations confidentielles de son état-major. Il fait alors partie de la petite poignée d'initiés qui sait que le dénouement est proche.

Nicolas Sarkozy relevant les empreintes sur le mur pour identifier les casseurs

Le désordre qui règne autour de l'aveu du président français marque le désarroi de son entourage. Les rectificatifs succèdent aux démentis. On parle du 10, du 11 et finalement du 16 novembre. Mais l'entêtement du chef de l'État résonne comme un aveu, comme la volonté de se libérer de ce trop lourd passé.

Il faut dire que le coming-out présidentiel éclaire d'un jour nouveau la politique trop grossièrement capitaliste menée depuis mai 2007. Accroître les inégalités, prendre aux pauvres pour donner aux riches, criminaliser la pauvreté, creuser les déficits, démanteler les services publics, supprimer les acquis sociaux : tous les éléments d'une logique ultra-libérale poussée jusqu'à l'absurde avec pour seul but de préparer les français à la révolution bolchévique. "Avec le recul, on voit bien que toute son action s'inscrit dans une volonté de dégoûter le peuple du capitalisme. Il a labouré un terrain propice à la colère et à la révolte. Tous les ingrédients sont réunis pour que ça explose" analyse froidement un député UMP. Et ce matin c'est toute la majorité qui a la gueule de bois.

Poutine et Sarkozy, une nostalgie partagée

Comment la supercherie a t'elle pu tenir si longtemps? Pourquoi les députés, les ministres ont ils suivi aveuglément les ordres fous d'un espion infiltré? "On n'a rien vu venir, on était comme hypnotisé. Pourtant on en a avalé des couleuvres. Le bouclier fiscal, la taxe professionnelle, les retraites...ça devait soi disant relancer la croissance. Et aujourd'hui on a un déficit et un chômage record! Il nous a emmenés en klaxonnant droit dans le mur*" gémit un sénateur. Et que dire des journalistes, trop occupés à défendre leur idole? De Renaud Dély à Étienne Mougeotte, en passant par David Pujadas ou Claire Chazal, ils sont devenus à jamais les idiots utiles du bolchévisme.

Pourtant, il était facile sous la carapace bling-bling de déceler les habits froids du fonctionnaire de police zélé. "Il a un goût presque maladif pour la répression policière. Toute son action politique est marquée par la volonté de réprimer. Il symbolise à lui seul les chars russes dans les rues de Prague. Il avait un plaisir jouissif à voir le nombre de gardes à vue exploser. Il se délectait des récits des bavures policières. Et surtout il voulait ficher l'ensemble de la population. Le fichier Edvige, la biométrie, Base Élèves : l'école est-allemande dans toute sa splendeur" témoigne un fonctionnaire de l'Élysée. Une description qui fait froid dans le dos.

Le visage crispé du sadique qui a torturé des innocents dans des caves

Et maintenant? Difficile de prévoir la réaction du peuple à cette annonce. La France semble plongée dans la torpeur. Seul, Éric Besson, ministre de l'Identité Nationale, a osé publiquement soutenir Nicolas Sarkozy : "Je tiens à préciser que j'ai toujours été communiste. Si j'ai quitté le parti socialiste c'était pour protester contre son recentrage. Et j'ai une Trabant!".


* de Berlin

7 commentaires:

celeste a dit…

Excellent, Bravo!

Allez, je le relis, on n'a pas tant d'occasions de rigoler!

pièce détachée a dit…

Nous sommes ex-stasiée.

(n.b. : le mot anti-robots, hoseness, «tuyau-d'arrosagitude», ouvre des perspectives singulières)

Lorenzo a dit…

ah oui alors là chapeau, un des meilleurs billets!

nb: pour info, Massive Attack a qualifié NS de "champion du pipeau" aujourd'hui au concert du Zénith, à propos de son coming-out... :)

O'bibi a dit…

Bravo ! Très bon billet !

Karl-Hyppolite Bruni a dit…

Cher Monsieur Bernard, ce billet est un modèle du genre et s'inscrit parfaitement dans la volonté du directoire de passer la seconde.

Crdlmt

Anonyme a dit…

On vient te chercher. Pas la peine de préparer ta brosse à dent.

Laurent a dit…

Je voudrais profiter de cette tribune pour annoncer publiquement toute ma gratitude à Nicolas Sarkozy.
En effet, M. Sarkozy, un grand merci à vous d'avoir dégouté à jamais la majorité des français (enfin, je veux parler de ceux qui auront eu la (mal)chance de ne pas avoir été (re)conduit manu militari à la frontière et de rester en France d'ici à 2012) de voter pour la droite.
Merci M. le futur ex-président de l'ex-république française de nous faire préférer la Gauche!