mercredi 9 septembre 2009

Faut-il interdire la burqa fiscale?

Le gouvernement de François Fillon envisagerait sérieusement de s'attaquer à l'épineux problème de la burqa fiscale. En effet, le ministre de l'intégration fiscale, Eric Woerth, a reconnu ce mardi posséder une liste de 3000 noms de contribuables qui obligent leurs revenus à porter le voile intégral. Le ministre a même évoqué des cas de séquestration en Suisse.

Dès qu'il se trouve à côté d'une grosse bourge, Eric Woerth est pris de démangeaisons

La tâche s'annonce pourtant particulièrement ardue pour le pouvoir, tant son camp semble divisé sur la question. Nombreux sont ceux à droite qui refusent toute idée de légiférer, mettant en avant le risque de "stigmatiser l'ensemble d'une communauté, les riches, alors que seule une poignée d'intégristes pose problème". La présidente du Conseil Français du Culte de l'Argent (CFCA), Laurence Parisot s'inquiète aussi des dérives populistes du gouvernement et rappelle les nombreux actes de racisme social dont sont victimes les riches : "Notre communauté subit déjà trop de discriminations. La lourdeur des charges, l'ISF, une date de libération fiscale toujours repoussée...Notre pays doit cesser de discriminer ses élites".

"Le fric, plutôt me torcher avec que de payer des impôts"

Cette levée de boucliers fiscaux fait encore hésiter le président de la République. Pourtant, Nicolas Sarkozy avait été élu sur un programme volontariste, voire démagogique. Personne n'a oublié les tirades enflammées contre les communautarismes : "La France tu l'aimes ou tu la quittes" avait-il lancé à la face de ses intégristes millionnaires qui refusent de s'intégrer en ne payant pas d'impôts. Sa chasse aux rentiers, aux actionnaires repus de stock-options qui "mènent un Djihad de classes, qui veulent détruire notre modèle social" avait presque viré au dérapage médiatique lorsque sur TF1, devant des millions de téléspectateurs, Nicolas Sarkozy avait invectivé un membre de la communauté riche : "En France, on n'a pas plusieurs comptes en banque, en France, on respecte les règles de la République, on n'égorge pas les esturgeons dans sa baignoire".

Serge Dassault allant discrètement faire un dépôt à la Swiss Bank

Depuis, le président semble avoir mis de l'eau dans son vin. D'ailleurs, le ministre Eric Woerth envisagerait plutôt une amnistie pour les repentis du voile. Un laxisme malvenu, à l'heure où des bandes ethniques de banquiers dilapident l'argent public en se gavant de bonus. Et où l'évasion fiscale finance le terrorisme.

6 commentaires:

GEN2008 a dit…

Je ne comprends pas.
Vous commettez une lourde contradiction : après avoir dénoncé le travail comme une drogue dure, vous dénoncez ceux qui sont "parvenus" à en sortir.

Assez de cette démagogie.

Jean-Pierre Martin a dit…

@GEN2008 : excellent ! on dirait un vrai lecteur du figaro, c'est trop bien imité

yelrah a dit…

Les suisses ne sont plus sur, ses sous faut les placer en douce sous de meilleurs hospices fiscaux, Dassault c'est pas un super conseil en soi...L'esprit débloque en quelquesorte...

yelrah a dit…

et il se bourre de gains le Serge, c'est l'homme à la tête de sous...

Jean-Pierre Martin a dit…

@yelrah : ohooooo !!!

String and the peau lisse a dit…

L'homme à la tête de saoul c'est pas Jean-Louis plutôt ?