jeudi 6 octobre 2011

Apple lance l'application iCancer

"Apple est un groupe éthique qui a le souci de ses salariés, de ses sous-traitants et de ses clients. Il n'y a pas de raison que le cancer soit réservé aux gros salaires!" En hommage au brillantissime Steve Jobs, Apple se lance donc dans une vaste entreprise de démocratisation du cancer.

Les grands patrons sont prêts à tout pour échapper au fisc

Première étape, la mise en place d'un grand plan de détérioration des conditions de fabrication des outils Apple, "pour que les conditions de travail d'aujourd'hui, soient les cancers de demain" comme le disait si bien le génie fondateur d'Apple. Déjà en pointe sur sur les suicides dans ses usines chinoises, Apple envisage d'accroître son positionnement sur les matières dangereuses. "L'objectif est d'exposer systématiquement nos ouvriers au n-hexane, un produit chimique hautement cancérigène. Les premiers essais en Chine sont très concluants". Même les enfants? "Cette polémique sur le travail des mineurs dans les usines Apple est ridicule. Vous appelez ça des enfants, vous, des gamins qui acceptent de travailler 15h par jour pour un salaire de misère? Mes enfants, ils rechignent déjà à mettre la table. Nous chez Apple, les ouvriers mineurs chinois, on les appelle des iEnfants. C'est une vision virtuelle de l'enfance".

iCancer existe aussi en suppo

Mais le plan marketting d'Apple se veut plus ambitieux. Avant de mourir, le Picasso des télécommunications avait confectionné (dans son garage) une nouvelle application révolutionnaire pour iPhone, la fameuse iCancer. "C'est un soft qui se veut très simple, très intuitif, presque ludique. Il suffit de garder son iPhone sur soi en permanence pendant une dizaine d'années, et par le jeu subtil des ondes, le cancer apparaît naturellement. C'est très efficace." Une application qui va permettre à monsieur-tout-le-monde de se rêver un destin à la Steve Jobs.


Rédigé sur un iMac

vendredi 10 juin 2011

Après les farines animales, les farines humaines

L'idée était presque trop simple. Alors que les prix des denrées alimentaires flambent, que la malnutrition gagne chaque jour du terrain, l'Union Européenne a décidé de frapper un grand coup : autoriser la commercialisation des farines humaines. "Il s'agit de transformer les cadavres humains en farines. Ainsi vous obtenez un complément alimentaire ultra-protéiné à moindre coût" s'enthousiasme le ministre de la Santé Xavier Bertrand. "C'est une révolution, la faim dans le monde est vaincue!"

En surproduction, la Libye pourrait inonder le marché des farines

L'innovation technologique est avant tout destinée aux pays du tiers-monde. "Les farines humaines pourront avantageusement remplacer le lait en poudre des biberons. Et permettre à la jeunesse des pays défavorisées de retrouver l'espoir". Mais les pays occidentaux n'oublieront pas leurs populations démunies. "On pourra bien sûr trouver les farines industrielles dans nos supermarchés. Mais, la loi autorisera aussi les familles à garder pépé au congélo en prévision des temps difficiles."

Quand la viande a cette gueule là, ne la mangez pas, elle est périmée.

Le ministre de la Santé a tenu à écarter les rumeurs de "risque sanitaire". "La conception des farines sera confiée aux laboratoires pharmaceutiques et suivra le même protocole que les médicaments". Voilà qui est de nature à rassurer le consommateur. "Et puis la population cible ça reste les bénéficiaires du RSA. En cas de problèmes, il faudra évidemment abattre tout le troupeau, mais ça résoudra le problème de l'assistanat".

Seul risque avéré : contracter une ESB de type maladie de Christian-Jacob,
caractérisée par une dégénérescence du cerveau


Les industriels du monde entier ont tenu à apporter leur soutien à l'initiative européenne. A l'image du pdg de Nike. "Il y avait urgence à agir sur le front du pouvoir d'achat. Il était de plus en plus difficile pour nos ouvriers en Asie de se payer leur ration de riz". Aussi, les farines animales vont permettre à la firme américaine de ne pas "augmenter le coût du travail". Une bonne nouvelle pour les consommateurs occidentaux.

lundi 25 avril 2011

La torture recensée au patrimoine culturel de la France

"Ce n'est pas une caution morale. Mais la reconnaissance d'une pratique culturelle très répandue dans notre pays." C'est par ces mots que le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a commenté le recensement de la torture au patrimoine culturel de la France, au même titre que la tauromachie, les mines antipersonnel, l'élevage industriel ou la délation. Une décision accueillie avec enthousiasme chez tous les aficionados de la baignoire et autre gégène. Ainsi, Mathieu Barbant, porte-parole du syndicat de police Alliance s'est "félicité de voir enfin reconnu un savoir-faire, un art pratiqué encore aujourd'hui dans des milliers de commissariats à travers notre beau pays. C'est toute une profession qui est rétablie dans sa fierté et son honneur."

D'après Eric Zemmour, la plupart des taureaux délinquants sont noirs

Même la Grande Muette est sortie de son mutisme pour se joindre au concert de félicitations. Le général Dominique Braise a ainsi profité de cette décision pour saluer "la mémoire des grands hommes de l'armée française, qui de Massu à Aussaresses en passant par Bigeard ont su exporter le génie français et contribuer au rayonnement de la France." Par ailleurs, le ministère de la Culture étudierait la possibilité de créer un musée de la Torture, qui se verrait "comme une tentative de faire un inventaire exhaustif de l'évolution de cet art à travers les âges". Le musée Klaus Barbie serait inaugurée en mai 2012, rue de Charonne à Paris.

Les policiers paient un lourd tribut à la violence

Dans le sillage de la France s'est engagé une véritable course internationale à la reconnaissance culturelle. Avec en toile de fond le Graal du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Ainsi, le Japon et l'Ukraine ont chacun de leur côté consacré la radioactivité comme une spécificité nationale. Tandis qu'en France, Areva se bat pour que la leucémie soit reconnue comme une pratique régionale autour de la Hague.

Les États-Unis ont mis le paquet sur les champignons

Dans cette effervescence culturelle qui secoue la France, certaines requêtes paraissent incongrues. Ainsi, un groupe de citoyens farfelus s'est mis dans la tête de faire entrer "les luttes sociales" au panthéon culturel de la France. Une demande que Frédéric Mitterrand a jugé "ridicule". "Et pourquoi pas graver dans le marbre la protection sociale tant qu'on y est!"