mardi 13 octobre 2009

Le chien de Nicolas Sarkozy nommé à la tête de la S.P.A

Une nouvelle tempête médiatique s'abat sur le clan Sarkozy suite à l'annonce de la probable nomination à la tête de la Société Protectrice des Animaux de Galouzeau, le chien du président. Après la polémique Jean Sarkozy, l'opposition n'a pas manqué de railler cette nouvelle preuve de "népotisme". Ce qui fait dire à Arnaud Montebourg : «Il n’y a plus aucune limite, on peut tout se permettre, il n’y a plus de principes ni de règles. Ca n’a aucun sens, c’est la destruction de l’esprit de la République».


Galouzeau, un chien à l'image de son maître

Il faut dire que le profil de Galouzeau détonne dans le petit monde de la politique. Teckel à poil ras de 4 ans, il est adopté par Nicolas Sarkozy après son triomphe du congrès de Versailles lors duquel il prend la tête de l'UMP. Malicieusement prénommé Galouzeau par son maître ("Couché Galouzeau!" déclenche l'hilarité des proches du président), il développe très jeune un instinct politique fort en mordant des militants chiraquiens. Alors qu'il venait de commencer une formation de chien policier (il a redoublé sa première année), son arrivée surprise à la tête de la S.P.A constitue un tournant dans sa carrière.

Jean Sarkozy s'est dit choqué par la polémique

L'UMP s'est bien sûr précipité pour défendre l'animal domestique des Sarkozy et répondre au procès en incompétence et en favoritisme qui lui est fait. Frédéric Lefebvre est ainsi monté au créneau : «Le procès d’intention qui est fait aujourd’hui à Nicolas...à Galouzeau Sarkozy est détestable. Ce débat sur sa soi disant inexpérience est tronqué, biaisé par une gauche haineuse. Je vous rappelle qu'il faut multiplier par 7 l'âge des chiens pour avoir une équivalence. Ce qui lui fait 28 ans et non 4. Je suis fier que mon pays fasse confiance aux jeunes.» Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret et ami du Président, est pour sa part enthousiaste : «Moi qui ai connu Nicolas Sarkozy à 22 ans, il avait déjà beaucoup de talent. Et je peux vous dire que Galouzeau Sarkozy, à 28 ans, a peut-être encore plus de talent que n’en avait son maître à son âge. Il est affectueux, ramène la balle, surveille parfaitement la maison, tend la patte. N'est il pas prêt à devenir député de la majorité?» Xavier Bertrand quant à lui a qualifié de "ridicule" les accusations de népotisme : "Galouzeau Sarkozy ne doit sa promotion qu'à ses seuls talents. Quoi de plus légitime que d'être un chien pour prendre la tête de la S.P.A? Depuis la mort de Mabrouk, personne n'a plus de compétences que Galouzeau. Le gouvernement aurait aussi pu choisir un enfant de l'assistance. Jean-Luc Lahaye, vous auriez préféré?". Effectivement. Dominique Paillé a lui estimé que la politique était un « domaine dans lequel on reconnaît les talents indépendamment des règles habituelles que sont les diplômes. Et puis pour l'avoir un peu fréquenté, Galouzeau a un flair terrible! ». Brice Hortefeux a tenu à donner de hauteur au débat et sortir de ces querelles politiciennes : "L'important c'est que la race de Galouzeau soit pure. Et croyez-moi, ce n'est pas un batard. Ce n'est pas comme les rotweillers de banlieue qui font régner la terreur. Les rotweillers, quand y'en a un ça va, c'est quand y'en a plusieurs que ça pose des problèmes".

La meute UMP attendant un lâcher de pauvres.

Malgré cette levée de boucliers de la majorité, la polémique a enflammé la presse du monde entier. Et une question taraude l'ensemble des commentateurs. Après Jean Sarkozy à L'EPAD, Galouzeau à la S.P.A, où s'arrêtera le clan Sarkozy? Doit on s'attendre à voir Carla Bruni-Sarkozy atterrir à la direction de l'Association des Sourds et Malentendants?

mardi 6 octobre 2009

La Poste : les français devront revoter

"Ce sont des cris de douleur, de peur, d’angoisse et de colère que l’électorat de gauche a poussés dans les urnes, à l’occasion de la votation citoyenne (...). Comme en pareil cas, il fallait des leaders d’occasion qui nourrissent ce désarroi national. Les uns ont surenchéri dans la maladresse, les autres dans les mensonges éhontés. A l’arrivée, un désastre général et une épidémie de populisme qui emportent tout sur leur passage, la Poste, les élites, la régulation du libéralisme, le réformisme, l’internationalisme, même la générosité". C'est Serge July, sorti de sa retraite pour l'occasion, qui résumait le mieux le dégoût de la presse et de la classe politique après la votation citoyenne organisée ce samedi sur le statut de la Poste. Comme en 1995 avec la réforme Juppé, comme en 2005 avec le référendum sur le TCE, le peuple a montré qu'il était difficile de lui faire confiance sur les grands enjeux. Des citoyens flattés dans le sens du populisme et de la xénophobie par une extrême gauche agitant le spectre du postier polonais. Et une nouvelle occasion manquée.


Des urnes ouvertes aux pauvres et aux étrangers. C'est ça que vous appelez la démocratie?

Et maintenant? Que faire de ce vote qui condamne la Poste à un avenir bien sombre. Quel est le plan B? Dès dimanche, l'UMP posait la question de la légitimité de cette votation, cette "pantalonnade" qui "prouve que la gauche n'aime pas nos entreprises publiques, qui méritent un meilleur traitement et plus de respect que cette mascarade". Principal reproche : le déficit de démocratie. Ainsi, le ministre de l'industrie Christian Estrosi, féru d'histoire, raillait un scrutin qui lui rappelait "les grandes heures de l'Union Soviétique". De son côté l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, passionné de droit constitutionnel, tentait de ramener un peu de raison : "Je dis attention à cette démocratie participative: qui est représentatif? Le peuple français et pas une partie du peuple français. Je me méfie de ces comités: même s'il y a deux millions de personnes, ce n'est pas le peuple". Et le peuple, Jean-Pierre Raffarin le connaît. Le député de la Vienne réclamait un retour aux fondamentaux : "Revenons à des principes démocratiques".

A l'UMP, la démocratie ils connaissent

Pour rétablir les règles démocratiques, le gouvernement a donc décidé de s'emparer du dossier. Comme en 2008 avec le Traité simplifié, Nicolas Sarkozy a promis de sortir de l'ornière l'avenir de l'entreprise publique. Ainsi, une nouvelle votation citoyenne sera organisée la semaine du 14 décembre. Un vote qui respectera la démocratie et le peuple, puisqu'il sera limité aux seuls parlementaires réunis en Congrès à Versailles. "Il faut dépassionner le débat et le confier aux experts. Que connaît madame Michu à la concurrence du secteur postal? La démocratie participative ne vaut que sur des sujets simples. Sinon, c'est la porte ouverte à tous les populismes. Et pourquoi pas un référendum sur la politique fiscale ou le nucléaire tant qu'on y est?". Avec cette déclaration, Nicolas Sarkozy entend siffler la fin de la récré.

Les irlandais, moins archaïques, ont voté Yes à la privatisation des services publics

D'après les premiers sondages, une large majorité des députés et sénateurs entend voter pour le projet de restructuration de la Poste, même si certains socialistes ont annoncé qu'ils s'abstiendraient. Un projet qui permettra à la Poste de continuer son chemin vers l'excellence, une voie déjà tracée par France Télécom.

vendredi 2 octobre 2009

Castration chimique : enfin!

"Ne doit-on pas enfin décider la mise en oeuvre de la castration chimique pour ce type d'individus ?" Une fois n'est pas coutume, c'est le courageux Frédéric Lefebvre qui ose placer au centre du débat l'épineuse question de la castration chimique pour les criminels récidivistes. Et c'est vrai que le déferlement de faits divers sordides pousse l'humaniste qui sommeille en chacun de nous à se faire violence.


Attention! La castration peut rendre agressif

Car notre charité chrétienne ne doit pas nous inciter à banaliser la barbarie presque quotidienne qui inonde l'actualité : Molex, Continental, France Télécom, Total, le paquet fiscal, les bonus, les retraites chapeaux, les aides aux banques, l'augmentation du forfait hospitalier, les suppressions de postes à l'éducation nationale, la privatisation de la poste, la guerre à Calais, les suicides en prison....on pourrait égréner sans fin le chapelet de la violence sociale, du viol des acquis, de la torture des salariés. Le gang des barbares agit en toute impunité.

L'exception Serge Dassault : impuissant et néanmoins dangereux

Pour le sensible Frédéric Lefebvre, c'est le 24ème mort chez France Télécom qui a fait déborder la fosse commune. Selon lui, plusieurs questions méritent d'être soulevées à propos de Didier Lombard : "Pointait-il régulièrement auprès des forces de sécurité et était-il soumis à un contrôle depuis sa remise en liberté à la fin de sa peine ? Etait-il soigné ? Toute la lumière doit être faite sur l'application des mesures de suivi des criminels dans l'affaire de France Télécom. Pourquoi ce criminel qui vient de récidiver a-t-il été autorisé à vivre à 100 mètres du domicile de sa précédente victime ?" Il en effet curieux de laisser en liberté le coupable de 24 assassinats.

Au MEDEF, on prend très au sérieux les menaces du gouvernement

La classe politique et notamment le PS semble divisée sur cette question. Ségolène Royal par exemple, a clairement laissé entendre qu'elle n'avait rien contre : "Cela existe dans certains pays. Tout ce qui va dans le sens d'empêcher les prédateurs financiers de récidiver doit être proposé".

Les experts restent malgré tout perplexes face à la nécessité d'imposer cette castration : "Elle existe déjà mais sur la base du volontariat. Ces derniers temps, on a vu beaucoup de traders nous demander de leur couper les bourses pour se désintoxiquer. Il est évident que réduire la production de testostérone empêchera ces grands criminels d'avoir des pulsions, de vouloir toujours plus d'argent, toujours plus de pouvoir. Mais elle doit s'intégrer dans une prise en charge psychologique globale".
Et un changement de société brutal.

"Mademoiselle, vous pouvez sortir les briques s'il vous plaît. Monsieur Lombard est arrivé pour son traitement"

Car au delà de ces bêtes sauvages assoiffées de stock options, il faut bien reconnaître que le législateur français a très longtemps fermé les yeux sur ces pratiques d'un autre âge. Et que la majorité UMP actuelle est à l'origine idéologique du laxisme et de l'impunité dans lesquels baignent ces délinquants. Alors faudra-t'il songer à couper la langue des députés UMP pour qu'ils arrêtent de raconter des conneries?