mercredi 4 novembre 2009

Dernier inventaire avant liquidation

« C’est fini on liquide. Avec le rachat total de la société par le groupe Europe Store, les restructurations engagées depuis quelques années vont s’accélérer. Les salariés vont sérieusement morfler ». Mathieu B., délégué syndical de la société France Gourmet, n’est guère optimiste. A partir du 1er décembre prochain, sa petite entreprise d’agroalimentaire passera sous le contrôle d’un géant du secteur. Histoire exemplaire de la globalisation de l’économie.

Antoine B., salarié depuis le 19 juillet 1977 chez France Gourmet, est un témoin privilégié des mutations de sa boîte. « Après des années de croissance florissante, les dirigeants ont décrété l’état de crise permanent. Qui a permis de justifier la stagnation de nos salaires et surtout l’ouverture progressive du capital au groupe Europe Store ». L’arrivée du géant européen marque le début des régressions sociales. On ampute les retraites, la couverture maladie. « Le maître mot était l’uniformisation. On devait rentrer dans les normes du groupe ».

L'ancien règlement intérieur de France Gourmet

Mais c’est en 2005 qu’a lieu le tournant historique. Les salariés sont appelés à se prononcer par référendum sur le rachat total de l’entreprise par Europe Store. Le NON l’emporte largement. « C’est à partir de là que la politique de l’actionnaire s’est durci. Ils ont nommé un nouveau conseil d’administration chargé de faire accepter le projet de rachat ». Et c’est chose faite en 2008. Faisant fi des desiderata des salariés, la nouvelle direction entérine la prise de pouvoir d’Europe Store. Le dialogue social se modernise.

Le dialogue social est au beau fixe dans l'entreprise

Depuis on liquide chez France Gourmet. Éric Besson, responsable marketing, est chargé de l’inventaire. Avec l’opération « Identité Nationale », il s’agit d’avoir une vue exhaustive des stocks de l’entreprise qui doit permettre de rationaliser la production. « C’est une opération qui a été initiée il y a déjà quelques années. Mais là, avec le rachat, on donne un dernier coup de collier ». L’objectif affiché est double. Tout d’abord se débarrasser des marchandises inutiles car trop spécifiques. Éric Besson explique : « Historiquement, l’entreprise a produit tout et n’importe quoi. Europe Store exige une cohérence. A une époque France Gourmet possédait une branche Liberté, Égalité, Fraternité (Rires). Depuis quelques années, on a choisi de se désengager du secteur. Trop cher, pas assez rentable. On a coupé dans le vif. Réduction drastique des libertés, aides fiscales aux plus riches, traque aux immigrés, autant de mesures qui devraient permettre de retrouver la rentabilité. Et de satisfaire l’actionnaire ». Ainsi les années qui viennent devraient voir la fermeture définitive des filiales Protection sociale et Service Public.

L'inventaire a permis de retrouver de vieilles affiches rigolotes


Le second objectif est de capitaliser sur les points forts de l’entreprise : « Le racisme, la guerre aux pauvres, le nationalisme, autant de marchés très porteurs dans toute l’Europe ». Malgré tout, France Gourmet reste une entreprise en forte difficulté. Et qui licencie énormément : « Je ne parlerai pas de licenciements. On redéploie. Ainsi on engage beaucoup de policiers ! » s’insurge Éric Besson.

Le nouveau Directeur des Ressources Humaines est une directrice

Depuis 30 ans qu’ils subissent les restructurations, les salariés n’y croient plus : « La colère monte. Les salariés travaillent toujours plus pour gagner toujours moins. Et malgré nos efforts, les dettes de l’entreprise sont colossales ». Une dette qui s’accroît toujours plus et qui laisse planer des soupçons de corruption. Ainsi, un expert d’analyser : « Les pertes de France Gourmet ne sont pas perdues pour tout le monde. Il y a de fortes chances que cette société ne soit qu’un simple écran de fumée qui permette d’engraisser illégalement des grands groupes. Les noms de Bouygues, Dassault, Lagardère, Bolloré sont souvent cités… ».

mercredi 21 octobre 2009

Une enfance Neuilléenne

Après avoir connu la souffrance de la séparation d'avec Cecilia, le locataire de L'Elysée, Nicolas Sarkozy, est aujourd'hui confronté à un problème trop longtemps refoulé : les crises à répétition de son fils Jean, 24 ans, marginal cocaïnomane qui vit depuis l’enfance dans l’obsession de la figure d'un père distant et colérique à la personnalité écrasante. Il sombre petit à petit dans une dépression chronique. Pendant que le père croque l'existence à pleines dents et jouit d'une reconnaissance mondiale depuis ses succès en matière de politique étrangère, le fils enchaîne les cures et les tentatives de suicide.



Difficile de dissimuler les ravages de la cocaïne




Aujourd'hui, Jean Sarkozy dénonce et accuse son président de père dont il dit qu' « il est pourri par le désir d’être aimé et le besoin d’argent. Il ne pense qu’à lui. Il séduit puis méprise.»

Face à la détresse envahissante du fils, le père est obligé de réagir : il est trop tard pour dissimuler l'existence de Jean à l'opinion publique comme les Kennedy ont su le faire avec leur fille Rosemary. Les destins respectifs des familles Sarkozy et Kennedy, souvent comparées, se croisent

Les conseillers en communication de l'Elysée ont alors une idée lumineuse qu'ils soumettent avec succès au chef de l'état : offrir un cadeau, un gros cadeau, à Jean dont ils savent que l'enfance a été rythmée par des cadeaux toujours plus coûteux.




A 2 ans, avant même de savoir conduire, l'enfant Jean avait déjà une bien belle auto très chère


Les caprices sont devenus hors de prix, les conseillers peinent à trouver un cadeau plus cher que le précédent. C'est un ami proche de la famille, Patrick Devedjian, lui-même en pleine rechute, qui suggère à Nicolas Sarkozy d'abandonner son titre de président de l'Epad au rejeton en mal de vivre.



Devedjian en souffrance entre deux cures

115 millions d'euros, sera-ce assez pour acheter la tranquillité ? Rien n'est moins sûr. Carla commence à manifester son désaccord : "La psychanalyse, c'est moins cher et en plus, c'est remboursé par la sécu".

Jean aura-t-il droit un jour à sa crise d'adolescence, tout boutonneux et glabre qu'il est ? N'est-ce pas un droit pour un jeune de se rebeller et de rejeter père, mère, système, confort ... Qui viendra le tirer de ce début de vie ratée. Au bénéfice de qui faut-il encore repousser l'échéance de la crise d'adolescence de la jeune victime ? Autant de question que nous sommes en droit de nous poser. Mais que faut-il attendre du fils d'un fou ?

mardi 20 octobre 2009

Le gouvernement favorise le droit de vol en Afghanistan

Notre ministre du Rayonnement de la France à l’étranger avait déjà pris une position ferme sur les résultats de l’élection présidentielle au Gabon afin de tordre le cou aux rumeurs ignobles faisant état de petites anomalies concernant la sincérité des résultats électoraux.
Ce matin Bernard Kouchner n’a pas manqué l’occasion de se faire entendre et déclare au sujet de l'Afghanistan : "Le fait de faire un deuxième tour me parait très important, parce que c'est une preuve de démocratie, et donc que l'Afghanistan emprunte plus clairement le chemin de la démocratie, c'est une bonne chose". Prise de position d’autant plus courageuse que comme le précise le ministre, le résultat du second tour ne fait pas de doute. Le président sortant sera réélu. Il est vrai que si cela ne remet pas en cause les résultats du scrutin pourquoi se priver d’un peu d’affichage démocratique. Un deuxième tour aura bien lieu "à 95% " dixit M.Kouchner (attention il s’agit là de la probabilité qu’il soit organisé pas du résultat qui on le rappelle n’est pas connu à l’avance).
Soucieux d’ouvrir cette élection au plus grand nombre le gouvernement fait preuve d’une grande coordination dans les déclarations et dans l’action. Ainsi le retour possible d’Afghan, dans leur pays évoqué dès le début du mois par le ministre de la Dignité Humaine, Eric Besson, se confirme.

Think thank au gouvernement "Générosité, partage, expulsion et humanisme en politique"


On comprend bien qu’il est difficile pour un pays en guerre d’organiser le vote de ses ressortissants de l'étranger, surtout quand ils sont dans la nature, sans adresse et ont parfois égaré leurs papiers d’identité. Certains n’avaient semble t-il pas fait de cette élection une priorité, il auront eu le temps d’y réfléchir et d’en discuter entre eux dans le centre dans lequel ils sont réunis depuis plusieurs jours. Cette mise à disposition d'énergie et de savoir faire pour de telles entreprises est à porter au crédit de notre gouvernement.

Le ministre plein de pudeur et ne souhaitant pas avoir l’air de faire sa promotion grâce à cette politique du partage ne dit rien des motivations citoyennes de ces retours au pays. Il préfère répéter en boucle que c’est contre les passeurs et les filières qu’il se bat. Gageons qu’il s’est renseigné au préalable sur les modalités d’inscription sur les listes électorales entre les deux tours. Ce serait dommage de se trouver en butte avec la lourdeur administrative Afghane.

Le ministre de la Défense Passive a même proposé la mise à disposition de Rafales pour les retardataires au moment de la fermeture des bureaux de vote.


Précision qui n’est pas sans signification, c’est à bord d’un vol commun affrété par Paris et Londres que voyageront ces citoyens Afghans. A l’heure du développement du coavionnage il aurait été dommage de partir à vide. L’accomplissement du devoir électoral ne doit pas être entaché d’un mauvais bilan carbone et c’est tout à l’honneur de nos démocraties modernes d’y avoir pensé.